samedi 1er mars 2008 26 kms
Faremoutiers : le village tire son nom de Ste Fare ou Fara, jeune aristocrate burgonde qui, sur un terrain légué par son père, fit construire vers 620 un monastère double (car s’y côtoyaient à la fois des moines et des moniales; il semble que ce fut le premier en Gaule). Moutier ou moustier vient du latin monasterium qui désigne un couvent ou plus généralement une paroisse. On retrouve ce vocable dans la toponymie briarde (Neufmoutiers-en-Brie, Giremoutiers) ou ailleurs en France (Jouy-le-Moutier, Noirmoutier, Vimoutiers).
La rando commence en longeant par le sud la vallée du Grand Morin, puis, au nord de Mortcerf, nous entrons dans la forêt de Crécy. Au bout d’une longue ligne droite se dresse un obélisque qui fut érigé en 1735 à la demande de Louis XV. Cette colonne (d’environ 15 mètres de haut) porte une sculpture qui, selon une théorie ésotérique symboliserai la fin du monde (un globe terrestre s’abîmant dans les flots, frappé en son sommet par trois éclairs métalliques)
Près d’un petit lac et sous les frondaisons, une aire de pique-nique peut accueillir des randonneurs affamés ( et sourds, car la route n’est malheureusement pas assez éloignée).
Ensuite le GR zigzague à travers bois où les efforts combinés des ornières boueuses et des buissons d’épineux contribuent à ralentir notre marche.
Quittant la forêt, nous faisons une courte halte à la ferme fortifiée des Egrefins, ceinte de douves larges (et profondes ?) où une randonneuse se laissera « aller » à quelques murmures à l’oreille des chevaux.
C’est en suivant les fugaces apparitions de l’espèce la plus évoluée du « cheval de fer », je veux dire le TGV que nous regagnons Tournan-en- Brie.


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