Dimanche 16 novembre 2008 22 kms “on finit la boucle ?”
Je commence à bien connaître la gare de VINOPO (Villiers-Neauphle-Pontchartrain). A notre arrivée : ciel gris, pluie fine, plafond bas et chapeau bas à celles et ceux qui ont quitté le douillet confort de leur couette pour venir s’oxygéner.
Nous passons près du siphon de la Mauldre où l’aqueduc de l’Avre qui alimente Paris en eau potable enjambe la rivière. Depuis son inauguration en 1893, il achemine jusqu’à St-Cloud 80 millions de litres/jour par simple gravité (l’altitude de captage des sources situées dans l’Eure étant supérieure de 40 mètres à celle du réservoir de Montretout, le point d’arrivée).
(photo d’archive prise en été ne reflétant pas vraiment la météo du jour)
Nous prenons ensuite plein est. Par un sentier à flanc de coteau, nous entrons dans la forêt domaniale de Beynes. A tous les coins du bois nous voyons des aires cimentées entourées de grillage. Les têtes de puits hérissées de valves et de robinets ne manquent pas de susciter notre interrogation. Nous sommes en train de randonner au dessus d’une gigantesque réserve de méthane. Gaz de France Suez en possède une douzaine sur tout le territoire, parfois par stockage en cavités salines, le plus souvent en stockage aquifère (roche poreuse gorgée d’eau située sous une couche de roches imperméables).
Celle de Beynes, la plus ancienne (sa mise en oeuvre remonte à 1956) permet de stocker à l’heure actuelle 1,2 milliard de mètres cubes de gaz naturel.
Pause déjeuner pas vraiment bucolique au coeur du village d’Autouillet mais pourvue des deux “accessoires” d’un pique-nique haut de gamme, à savoir : des bancs et une poubelle. Hélène nous gratifia d’un honnête bordeaux (Château des Milles Secousses, ça ne s’invente pas !); amandes, noix de cajou, rondelles de saucisson et fromage sarde (et bio) fort goûteux en provenance du salon Marjolaine (courtesy of Mister R V) furent proposés à la ronde.
A la sortie du village, nous retrouvons le tertre herbeux de l’aqueduc sur lequel nous allions cheminer plusieurs kilomètres.
- “Vous chassez quoi ? ”
- ”Oh ! ça dépend ! des girafes, des rhinocéros”
Prise de contact avec un groupe de chasseurs qui s’apprêtent à casser la croûte. Il n’y a pas tant d’ironie dans cette réponse, un coup d’oeil sur ma carte me donne à voir que nous sommes à moins d’un kilomètre au sud du parc zoologique de Thoiry.
Pour l’heure, c’est un jeune chevreuil déjà écorché, éviscéré et suspendu aux branches qui a fait les frais de la régulation du jour.
Il faudra un jour se pencher sur la psychologie des personnes qui caracolent en tête des groupes de randonnées. Avec un élan inébranlable, elles s’engagent dans un sentier vers une direction qui n’est pas la bonne. Pourquoi ce chemin plutôt qu’un autre dès lors que l’embranchement en présente plusieurs. Sur quoi leur choix est-il fondé ? Mystère.
Pas de coup d’oeil en arrière pour quérir l’assentiment de l’animateur, ce dernier et les traînards n’ont qu’à suivre. Il serait souhaitable pour ces “cavaleurs” et ces “cavaleuses” qu’ils aient conscience de faire partie d’un groupe et adoptent un comportement responsable, en faisant une pause aux intersections et en attendant leurs camarades qui pourraient avoir du mal à les suivre.
et voici des photos de la rando (merci Alice)


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