Maria , notre guide de la journée nous a conduits au cours de cette belle randonnée dans le nord de la Région Parisienne autour de Valmondois. On croit connaître après des années de randonnées beaucoup d’endroits, mais j’avais des lacunes sur cette partie du Val d’Oise. Alors pourquoi pas 25 kms en boucle entre forêt et plaines, entre jolis villages et petits hameaux, entre grandes fermes et patûrages. Après notre première grimpette sur les hauteurs de Valmondois, à l’orée de la forêt nous sommes partis en direction de Nesles la Vallée, où se dresse une belle église. Puis avons continué vers Verville, territoire des chasseurs. Peu de temps après nous sommes tombés sur deux beaux lapins, bien surpris de voir passer les randonneurs du XIème. On leur a fait peur, et je crois qu’ils courent toujours. Quelques champs et petits bois traversés , nous sommes arrivés à Hodan et ensuite à Frouville. (Je vous l’avais bien dit l’on ne connait pas tous les villages d’Ile de France). Fin de notre boucle à Valmondois. Dans cette ville il y à un musée ferroviaire et sommes arrivés à la gare en suivant une vieille ligne de chemin de fer désaffectée . Le temps a été clément, nous avons apprécié la pause de midi et la beauté des lieux traversés.
Archives pour janvier 2009Dimanche 18 janvier 2009 43 kms « GR 1, l’intégrale ( acte I ) » Autant m’y résoudre, cette rando, je vais la faire seul. Le mauvais temps annoncé, l’ heure matinale du rendez-vous et le nombre de kilomètres, tous ces élèments concourent à ce que l’adhèrent(te) de base reste bien au chaud sous la couette. A l’ombre des silos à grains en béton armé, forteresses modernes de l’agriculture intensive, la gare de Marles-en-Brie, sous la bruine, n’est pas vraiment touristique. Je marche depuis cinq kilomètres lorsque, peu après Fontenay-Trésigny, le temps se dégrade soudainement. Le vent forçit et ses rafales font tomber dru une pluie dense et des petits grêlons qui cinglent les joues et les oreilles. Je quitte la route pour un bosquet d’arbres, protection illusoire, le temps d’enfiler l’équipement « ad hoc ». Une automobile s’engage dans le chemin boueux pour faire demi-tour sous les trombes d’eau et le regard ahuri du gamin à la vitre en dit long sur ce qu’il pense de ma santé mentale. Déjà trempé jusqu’aux os, je tente d’enfiler ma cape de pluie qui claque au vent (surtout ne pas oublier de remettre le sac à dos AVANT) puis me débas avec la fermeture-éclair pour assurer un semblant d’étanchéité. La perspective de finir la randonnée (soit une quarantaine de kms) sous cette pluie battante ne me réjouit guère et j’envisage de rebrousser chemin jusqu’à Marles-en-Brie mais après tout je suis là pour marcher. La gare de Verneuil-l’ Étang est à une dizaine de kilomètres, j’aviserai une fois que je m’y serai rendu, d’ ici-là le temps aura pu changer. La pluie continue de tomber en rideaux serrés, les gouttes inondent mon porte-carte que je tiens fermement au plus fort des bourrasques et n’en facilitent pas la lecture. Je passe le village de Chaumes-en-Brie le nez dans la capuche. L’eau ruisselle continuellement sur ma cape et imbibe mon pantalon en jean qui devient vite une camisole humide et froide. Sur la ligne d’ horizon, à l’ ouest, une mince bande de métal doré en fusion. Il semble qu’ il fasse beau là-bas, les rayons du soleil percent la couverture nuageuse me laissant entrevoir une amélioration du temps pour l’après-midi et à voir la course rapide des nuages dans le ciel, celle-ci finira bien par arriver jusqu’à moi. La pluie a cessé et ne réapparaîtra plus que par averses intermittentes, le vent venant de l’Atlantique est toujours très violent et comme je progresse d’ est en ouest, je vais marcher toute la journée contre lui. Malgré les intempéries et la lourdeur du terrain, je tiens ma moyenne de 5 kms à l’ heure. Je projette de pousser jusqu’au moulin de Flagy pour y déjeuner à l’ abri mais juste avant le hameau d’ Andrézel un banc installé en lisière de bois vient à bout de mes résolutions. Les arbres forment comme un paravent, cet endroit est providentiel. J’ai déjà parcouru vingt kilomètres dans de rudes conditions, je peux bien m’ octroyer un répit et déguster mes sandwichs de pain noir au fromage de Brie.(mélange reconstituant, je vous le recommande) Le soleil fait de courtes apparitions dans des coins de ciel dégagé et je salue chacun de ses rayons qui contribuent à réaliser mon objectif de la journée (en dehors d’atteindre Melun) : être sec. Le vent qui n’ a pas molli séche aussi mes vêtements. Arriver à Blandy me remonte le moral (plus que douze petits kilomètres). Son château médiéval accroche la belle lumière du soleil déclinant. J’emprunte un pont au-dessus de l’autoroute et de la ligne TGV qui se serrent l’une contre l’autre comme si elles voulaient s’excuser de balafrer la ruralité du paysage. Moi qui pensais traverser le parc du château de Vaux-le-Vicomte par la route de Pouilly, j’en suis pour mes frais. Cette partie du domaine est cernée d’un haut mur infranchissable et je n’ ai d’ autre solution pour rallier Maincy que de longer une route départementale aussi fréquentée qu’ une nationale, détour non prévu qui me rajoutera un bon kilomètre. Randonnée de 23km sous la neige de Viarmes à Parmain par le GR1 9 randonneurs étaient aux sports d’hiver pour une superbe journée ensoleillée : le forfait était gratuit pour suivre le GR1 à travers les forêts de Carnelle et l’Isle-Adam. Une petite pause photo devant le château de la Reine Blanche à Asnière/Oise, la rencontre avec un élevage de lamas un peu plus loin, la montée dans la neige au carrefour de la Forêt de Carnelle, le beau panorama depuis la forêt de l’Isle-Adam et l’arrivée à Parmain au bord de l’Oise avec les canards et les ragondins. Voilà une belle journée comme on en redemande … merci la tempête ! Mots-clefs :Forêt de Carnelle, Forêt de l'Isle Adam, ParmainDimanche 11 janvier 2009 40 kms « Vexin pétueux » L’ arrêt de La Villetertre est aussi désolé que d’ habitude et l’ habillage hivernal renforce cette sensation. Et encore, il fait jour ! Pas de bâtiment en dur, juste une petite cabane pour ranger les outils. Aucune maison aux alentours, le village est distant, à 2 bons kilomètres. Nous attendons sagement que le train reparte pour traverser la voie et l’ on s’ enfonce dans les bois. Les arbres sans feuilles aux troncs noircis et tordus me font penser à des bâtonnets de gousses de vanille qu’un géant aurait planté dans un immense gâteau meringué, nappé de sucre glace. Ce qui me frappe d’ emblée, c’est la multitude de traces laissées par les animaux : sabots de cervidés facilement reconnaissables ou traces en patte d’oie, pointes de flèches semblant indiquer une direction à suivre . Lignes de vie, de destins qui se croisent et s’ entrecroisent. Carine a une peluche de renne accrochée à son sac (souvenir d’un séjour en Laponie) mais je doute que nous en voyions aujourd’ hui ! La neige crisse sous nos pas. Marcher dans la neige ou dans le sable c’est aussi crevant, nos chevilles vont déguster. Les champs s’étalent à perte de vue, dans leur laiteur immaculée. Pas facile de reconnaître les embranchements de chemin sous cette blancheur uniforme, même le macadam des routes est recouvert d’une bonne couche de neige. Le rythme de marche est bon, nous abattons les quatre premiers kilomètres en quarante minutes. Marcher vite nous réchauffe et je me surprend à enlever l’écharpe et les gants, tellement j’ai chaud aux mains. Nous passons les villages de Lierville et d’ Hadancourt-le-Haut-Clocher. Il y a plein de lapins dans les champs et les chasseurs sont aussi de sortie, nous entendrons des coups de feu tout au long de la randonnée. Serans posséde une belle église dont la façade est ornée d’ une statue de St-Denis, tenant sa tête. Un peu plus loin, au hameau de Lèvemont, on s’ arrête pour grignoter et boire. Contrairement à mes trois avisés compagnons qui ont eu la sagesse de prendre leur thermos remplie d’une boisson chaude, je n’ai que des bouteilles d’eau (à température externe) ce qui ne manque pas de me provoquer le hoquet à chaque ingestion. J’ ai l’ impression d’ entendre l’ émail de mes dents péter : « BLING ! » »BLING ! » et m’ attend à les voir se fissurer et tomber en petits morceaux, comme dans les dessins animés de Tom & Jerry. La crête des Bois de la Molière est surmontée d’ une belle tour télécom ressemblant à un ovni des années 50 juché sur un pylône. Quoi de plus normal, à 210 mètres, c’est le point culminant de la région. Construit sur le haut d’une colline, Montjavoult je l’avoue, a fière allure. C’est le village le plus élevé d’Ile-de-France (altitude : 207 mètres). Ceci explique peut-être son nom : Montjavoult – Mons Jovis, le mont de Jupiter, » l’ Olympe » du Vexin français en quelque sorte. Situé idéalement à la moitié du parcours, il acquiert à nos yeux une importance toute singulière car c’est l’endroit de notre pause-déjeuner. En plein soleil, le parvis de l’ église aurait pu être l’endroit rêvé pour le pique-nique si des pigeons mal intentionnés n’en avaient constellé le sol de leurs déjections. On oublie les bancs, recouverts de neige. Un carré d’ herbe mouillée nous accueille. Au bout d’une petite demi-heure, le froid nous incite à reprendre la marche. J’ai posé mes gants pour manger et lorsque je les remets, ils sont humides et glacés. Pour la première fois de la journée, ça pince au bout des doigts. Après Parnes, nous entrons dans le parc régional du Vexin Français. Avec leurs églises, leurs manoirs, leurs châteaux; Breuil, Boury-en-Vexin, Courcelles-lès-Gisors ont tous un cachet particulier. Sans parler des corps de fermes fortifiés, de leurs bâtiments massifs et de leurs tours d’angle, rondes et ventrues. Lors de la traversée des villages, je garde un oeil sur la carte, un autre sur mes pieds. En effet, les plaques de verglas sont nombreuses. Nous voyons pas mal d’animaux morts saisis par le gel et d’autres bien vivants : des merles , des corbeaux, noir charbonneux sur la blancheur des jardins. Dans le train du retour, mes compagnons qui se sont lancés dans une partie de UNO s’inquiètent de mon état : » ça va ? « , » y dort ? « . A une époque où nos cerveaux sont sollicités par des stimuli incessants, les contemplatifs ont mauvaise presse. Quels sont les randonneurs du XIème qui avec une température de moins 8 ont parcouru 24 kms par un froid sibérien ? Aujourd’hui une superbe randonnée qui a commencé par le parc de Sceaux. Passé la grille nous voici dans des allées immenses, enneigées. Le silence. Le château du Parc de Sceaux est devenu le musée d’Ile de France, que l’on conseille de venir visiter. Les bassins gelés, le domaine magnifique est réservé aux quelques randonneurs que nous sommes et les joggeurs. Nous avons pris ensuite la direction de la Maison de Chateaubriand et le parc de vallée aux Loups. Lui aussi très calme. Quel plaisir de marcher dans de la neige. Le bruit de nos pas résonne encore dans nos têtes. Peu de discussions ce matin, nous avons voulu respecter le silence et la beauté de la nature. La forêt de Meudon traversée avec un grand plaisir, de beaux étangs gelés, les oiseaux viennent s’y poser. Quelques enfants inconscients jouent sur la glace avec leurs parents. La pose repas face à l’étang de Meudon a été apprécié, nous nous étions préparés à une journée grand froid, et les soupes et plats chauds ont été appréciés. Nous avons eu la visite d’un groupe de jeunes cavaliers sur de vaillants poneys. Et un intrépide qui pour épater la galerie et son fils, n’a pas fait mieux que de courir en slip sur le lac. Ce spectacle nous a glacés. Il était temps de partir pour nous réchauffer. La descente ensuite dans le vieux Meudon vers la Seine nous a permis d’admirer de belles demeures. Notre randonnée s’est terminée à Issy les Moulineaux sur l’ile Saint Germain et son parc. Une superbe randonnée, bien couverts, nous étions heureux d’avoir partager ce moment privilégié avec Monsieur Hiver. Une féérie hivernale. Mots-clefs :Ile Saint Germain, Meudon neige hiver, Musée Ile de France, Parc de Sceaux |


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