Archives pour février 2009

Dimanche 22 février 2009   28 kms   « avant que Lagny ne tombe »

En quittant les dernières maisons du  village de Lagny, nous tombons sur un groupe de chasseurs assez  important. Le garde-chasse qui vient me voir tient à savoir par où nous allons passer car une battue au sanglier est en cours et il s’inquiète pour nous.  Je le rassure en lui certifiant que nous ne nous écarterons pas du GR et il me quitte en me signalant que nous allions en voir d’autres un peu plus loin. (des chasseurs, pas des sangliers)

En effet, après quelques centaines de mètres nous passons devant les « gilets oranges » qui nous dévisagent, petit sourire en coin.

-  » Alors ! On n’a pas peur des balles ?  »

Je hausse les épaules. Nous avons parfaitement le droit de nous trouver là où nous sommes.
En quittant les bois pour retourner vers les maisons, un peu avant Carnetin, nous verrons effectivement un panneau triangulaire indiquant : « Attention, chasse au sanglier, tir à balles réelles » qui signale le danger encouru.
Le problème est qu’en venant de la gare, nous n’en avions vu aucun. (de panneau, pas de sanglier)

Sitôt passés, nous entendrons de nombreux coups de feu; nous avons vraiment débarqué au moment où ils s’apprêtaient à sonner l’ hallali. 

Nous rejoignons l’aqueduc de la Dhuis que nous allons emprunter sur près d’une vingtaine de kilomètres. Il déroule sous nos pas un long ruban monotone  ponctué par les bornes de distance et les regards. Ces petites guérites de pierre seront les seules « constructions » visibles, car nous ne traverserons aucun village.

Ne trouvant pas d’endroit où pique-niquer, nous nous installerons carrément sur le terre-plein central, nullement dérangés par les quelques vélos et les promeneurs qui passent.

Dans la forêt régionale de Bondy, nous quittons enfin l’aqueduc. Ce parc public est très plaisant et doit l’être encore plus en été.

Au moulin de Montfermeil (qui s’ appelle aussi le moulin de Sempin, le comble pour un moulin !), une pancarte nous apprend que l’ âne qui broute s’ appelle Gavroche, qu’ il a mauvais caractère, et qu’il vaut mieux déposer les « offrandes » dans la caisse prévue à cet effet si on ne veut pas s’en mordre les doigts (et se les faire mordre).

Après quelques photos prises, nous reprenons notre marche vers la gare et malgré le balisage m’indiquant un chemin différent, je tiens à suivre l’ancien tracé du GR (ma carte date de 1997). 
Hé bien je n’aurais pas dû !
Le sentier finit en impasse, coupé par une zone d’activités, et nous devons longer l’arrière des entrepôts pour regagner la route, dans une terre grasse envahie d’herbes folles .
Si Cosette ou Jean Valjean repassaient par ici, sûr qu’ils trouveraient du changement.

Petit passage au fort de Chelles, un des ouvragres constituant la ceinture défensive voulue après la guerre de 1870 par le général Séré de Rivière pour renforcer le premier cordon de forts érigés par Thiers entre 1840 et 1849. Construit de 1876 à 1879, il pouvait abriter une garnison de 300 à 400 combattants. Ces nouvelles fortifications étaient situées près des voies ferrées, rendant plus rapide l’ acheminement des troupes en cas de menace sur la Capitale.

Dans un square, au centre-ville, nous nous arrêtons quelques instants devant le monument aux morts dont la liste de déportés et de fusillés est particulièrement longue. Chelles fût pendant la dernière guerre mondiale un centre important de la Résistance (sans doute plus particulièrement de la Résistance-Fer, compte tenu de la gare de triage) et la commune s’est vue décerner à ce titre  la croix de guerre 39-45.

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Au confluent de la Seine et de l’Yonne, Montereau Fault s/Yonne : un arrêt prés du musée de la Faience  situé dans l’ancien Hotel des Postes nous rappelle l’histoire de cette ville, haut lieu de la faience au 18éme siècle (Manufacture Royale).

22 km à parcourir, nous sommes 10 randonneurs et le soleil d’hiver nous a donné rendez-vous : La Grande Paroisse, Vernou La Celle sur Seine.

 Saint Mammes, au confluent de la Seine et du Loing, son port, ses péniches, son activité fluviale.Nous rejoindrons Moret sur Loing pour gouter aux charmes des ruelles  de la vieille ville . Le peintre impressioniste Sisley s’y installa en 1879 : le vieux pont, son moulin caché sous les saules, les murailles et les tours…

C’est tranquillement que nous avons rejoint la gare, longeant une dernière fois le Loing . Nous avons aimé Moeret et ne manquerons pas d’y revenir pour gouter quelques sucres d’orge…

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4 randonneurs pour cette randonnée de 31km dans l’Essonne entre Moulin Galant et Ris Orangis. Journée ensoleillée avec un petit tapis de neige. Après avoir traversé la Seine sur un pont métallique, nous voici dans le Bois de Rougeau. Puis une longue ligne droite fatiguante dans la plaine de Perray et enfin une pause déjeuner bien méritée au village de Tigery. L’après-midi s’est faite à travers la forêt de Sénart et nous avons retrouvé la Seine à Ris Orangis.

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Il a gelé cette nuit, et au petit matin seul en forêt avec mon chien, je marche. 

Dame nature s’est endormie pour un temps. La bise glaciale  souffle, ressens tu ce froid saisissant ?

 J’aime le doux  bruit de la glace qui se casse sous mon pied. L’eau a gelé et la nature est figée pour un temps.

Les couleurs de l’hiver sont belles. Neige mélée aux fougères, glace transparente qui scintille comme de l’or. Arbres nus et ciel bleu et limpide. Quelle belle saison ! Elle sait se mériter, et a tant à donner.

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Nous sommes toujours en hiver, mais malgré ce froid, 15 personnes plus la chienne de Sylvie sont au rendez vous sur le quai à Nation. Une randonnée commune avec nos amis de Marchepied.

Rapidement nous voilà à Boissy Saint Léger. Départ pour 27 kms dans la forêt de Gros Bois et les villages du sud du département du Val de Marne. Ici nous sommes à quelques kilomètres de Paris mais l’on sent que la campagne pointe son nez. Maisons et champs, bois et petits cours d’eau. Les villages sont bâtis autour de leur église.  De belles allées bien déssinées vous invitent par ce matin frais et ensoleillé à une belle randonnée.

Déjà Marolles en Brie. Franchissons la voie aux vaches , celà ne s’invente pas et devant le centre hippique de la commune, continuons dans le bois de Notre Dame. Santeny, Servon et Mandres les Roses nous attendent.  De charmants villages  très campagnards. Ici c’est le territoire des légumes et fleurs. Tout pousse à l’abri de nombreuses serres. Mais nous ne pouvons les visiter.

La pause de midi est attendue, comme toujours, et là c’est un grand moment de partage, vin de Chypre que nous fait goûter  Renée notre « lozéro chypriote ». Marie Sandrine de retour d’une randonnée dans les Alpes déplie plusieurs sortes de fromages « à déguster avec modération ». Les amis du club de marchepied aiment aussi le sucré. Le pain d’épice « une merveille »  il faudra leur demander la recette, et gâteau au chocolat, et pour conclure après un bon café Lounis membre d »unee chorale bretonne nous a chantés une complainte en vieux français. Voilà de quoi rendre un randonneur heureux !!!!

Le retour se fera à pas de sénateur, heureusement le paysage est très beau, nous passsons devant la Fondation Dubuffet artiste peintre et pouvons observer dans le jardin ses oeuvres aux formes et couleurs  modernes. La visite de la fondation mériterait que l’on s’y arrête et que l’on y prête plus d’attention. Mais l’on doit continuer. Un passage intéressant est la verdoyante vallée du Réveillon petite rivière qui se jette dans l’Yerres.  Puis nous sommes revenus au RER toujours par la forêt de Gros Bois. Une belle randonnée aux portes de la Capitale.

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