Dimanche 26 avril 2009 20 kms « Cesson ptueux »
L’ arrivée à Mennecy se fait sous une légère bruine. L’ annonce du mauvais temps est sans doute l’ explication au fait que nous soyons si peu nombreux pour une randonnée somme toute assez courte. Après avoir traversé la voie ferrée à Moulin Galant, nous allons, à flanc de coteau, rejoindre la Seine par un sentier qui descend et serpente entre les pavillons. Les lilas, blancs et mauves, les glycines, les cerisiers du Japon et des arbres aux étonnantes fleurs fuschia déclinent une palette de couleurs qui va du mauve au rose bonbon.
Deux randonneuses du groupe sont d’ humeur joyeuse, elles chantent, racontent des histoires coquines, c’ est sûrement l’ effet du printemps.
Après avoir longé la Seine, nous arrivons près du barrage de Plessis-Chenet où sur un bâtiment, deux marques indiquent bien au-dessus de nos têtes le niveau des crues les plus hautes du siècle passé : 1910 et 1924. Une inscription sur la façade indique encore : « chambres pour mariniers » avec un numéro de téléphone à quatre chiffres. Il émane de tout cela une nostalgie rétro, on imagine l’ Atalante venant accoster à quai.
Nous déjeunons au bord de l’ eau sur un carré d’ herbe verte et Maria, fidèle à elle-même nous régale d’ un petit vin bien fruité. Après une courte sieste, nous repartons non sans avoir auparavant jeté nos restes de pain à quelques cygnes en maraude.
Nous accédons de nouveau au GR par un sentier un peu raide mais le belvédére nous offre une vue agréable sur le fleuve en contrebas.
Dans la forêt de Rougeau, nous passons devant le Pavillon Royal. Il fût érigé par le financier (et courtisan) Etienne-Michel Bourret en l’ honneur de Louis XV et bien que ce dernier y séjourna moins d’ une journée, l’ édifice a gardé l’ épithète de sa royale personne.
Avec leurs maisons en meulière aux jardins fleuris, les villages de Nandy et de Savigny-le-Temple ont un certain cachet. Il y a un vide-grenier à Savigny. Ambiance merguez-frites dans la cour de l’ Ecomusée et dans les rues adjacentes devenues piétonnières pour l’ occasion. Je propose à mon groupe d’aller y faire un tour mais passer en revue ce bric-à-brac hétéroclite ne semble guère les intéresser.
Deux plans d’ eau à la sortie du village hébergent les volatiles d’ usage : cygnes et canards ainsi qu’ une flotille de ragondins.
Sur le chemin, avant de rallier la gare de Cesson, nous ferons un détour pour aller admirer près d’ un pont un peuplier noir dont le tronc présente un imposant diamètre.


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