Vendredi 8 Mai 2009.Le rendez vous était pris pour 7 heures aux abords de la Gare de Lyon. Nos participantes ponctuelles et joyeuses nous attendaient avec impatience. Le mot d’ordre était de venir avec peu de bagages. Ce qui fut fait. Chapeau les filles ! Après avoir chargé les bagages dans les deux véhicules que nous avions loués (une première pour les randonneurs du XIème) nous voilà partis pour trois jours en direction de la Corrèze.
En début d’après midi nous sommes arrivés sur les terres de Marie Claude. Plus exactement à Saint Merd de Lapleau un petit village situé à 560 m d’altitude et comptant 140 habitants. Saint Merd de Lapleau est un village au pays de l’arbre et de l’eau. .
Dès notre arrivée nous sommes agréablement surpris par notre gîte d’étape situé dans la maison du patrimoine. Celle ci est une maison de caractère. Elle est immense, elle peut accueillir 20 personnes. Les salles sont spacieuses. Monsieur le Maire en personne nous remet le sésame des lieux. Auparavant le gîte était une école. Au dessus de nos chambres se trouve un petit musée constitué d’une seule pièce, une classe d’antan. Monsieur le maire nous ouvre la porte et nous invite à faire un voyage dans le temps. Nous revoilà dans les années 50-60 dans une classe de province avec son poêle qui trône au milieu de la pièce. De vieilles cartes de France, et images de la prise de la Bastille accrochées au mur. Au fond de la salle de vieilles photos de classe jaunies. Sur le bureau de la maîtresse des crayons et porte-plumes, des cahiers et mots d’absence. Nous avons voulu prendre la photo de classe des randonneurs du XIème. Comme partout les bons élèves sont assis au premier rang. Vous pourrez vous-même reconnaître les têtes !!!
Marie Claude nous invite après la visite du musée à faire pour se détendre une petite marche vers le Pont du Chambon qui traverse la Dordogne et finissons notre après midi au bord du lac de Marcillac avec sa plage artificielle. Moi je suis plus intéressé par un pont qui traverse le lac et sur lequel passait le fameux « tacot » un train à vapeur qui reliait Tulle et Ussel au début du XXème siècle. Ce petit train « Le Transcorrézien » a joué son rôle dans le désenclavement du département. Malheureusement il ne vit plus que dans les mémoires.
Samedi 9 Mai
Notre nouvelle journée de randonnée commence par la traversée du Puech puis nous tournons rapidement vers la droite et commençons notre descente vers le moulin et le Pont de Gire. Lieu ou des scènes du film Lady Chatterley ont été tournées. Sympathiquement Christine et Gilles des amis de Marie Claude sont venus à sa rencontre. Gilles en bon chasseur connait très bien le coin et nous guidera toute la matinée. En prenant le chemin des écoliers en sous bois nous atteignions la Chauvarie , village connu pour son four à pains, magnifiquement rénové. Un vrai bijou. Cette vieille bâtisse a du être le lieu de rencontre et partage autour de son rôle premier : cuire le pain des hommes. De vieux outils, haches, et photos sont exposés. Mais nous voilà déjà repartis vers le village de NOUGEIN, nom commun en Corrèze ? Notre secrétaire porte le même nom. Comme le monde est petit .. Sous notre pression elle pose près du panneau d’entrée du village sous les bravos des randonneurs. Tous les 15 Aôut se déroulent les fameuses « Foulées de la Saint Roch » et la fête du pain initiée par le père de Marie Claude il y a de nombreuses années et attire les habitants de tout le canton.
Ensuite vers midi nous déjeunons auprès du Roc du Busatier, une partie du film Jacquou le Croquant y a été tournée. Le lieu qui offre un panorama exceptionnel sur la retenue du Barrage du Chastang. C’est vraiment un enchantement. On en a plein les yeux. Moment photos….le lieu est bien choisi pour reprendre des forces.
Nous continuons a cheminer dans la verdure et les châtaigneraies. Ensuite avec de nouveaux amis (Martine et Jean Pierre) venus nous rejoindre, ils nous conduisent au Jardin Bardot. Joseph Mas, natif de Nougein fut surnommé Bardot réalisa avec sa femme un jardin en terrasses dans les Gorges de la Dordogne. On pouvait y récolter des quantités de saveurs. Dans les années 30, la tâche se fit lourde et le jardin laissé à l’abandon. Nous avons ensuite pris la voie romaine, passé le pas du diable et le siège de Dieu, nous sommes arrivés à un séchoir à châtaignes. Celui-ci témoigne de l’importance de la châtaigne et du pain dans l’alimentation locale. Jean Pierre nous explique comment séchaient les châtaignes dans ces « séchadours ».
La montée vers Saint Merd de Lapleau n’était pas finie, nous voilà partis vers la Pierre levée un dolmen haut de plusieurs mètres nous accueille fièrement. Mais c’est vers la cascade un peu plus loin que notre intérêt se porte. Petite difficulté pour passer la rivière qui est haute en cette saison. La cascade a un fort débit et une petite pause est demandée. L’on ne peut s’arrêter trop longtemps car ce soir c’est la fête chez nous et chez les voisins. Une association de chasseurs a tué le mouton et se réunit pour festoyer.
Mais nous ne sommes pas en reste, et nous nous retrouvons au gîte autour d’une table de 20 convivess. Parents et amis de Marie Claude sont venus. Même monsieur le Maire est présent pour l’apéritif. Au menu des produits du terroir. Une bonne journée et une bonne soirée. Il va s’en dire que personne a demandé à se faire bercer pour s’endormir.
Dimanche 10 Mai
Ce matin nous avons décidé de pique niquer au pied des Tours de Merle à Saint Geniez ô Merle. Mais nous cherchons d’abord du boudin… une randonneuse nous demande de nous arrêter au marché de Saint Privat. Mais ici le boudin ne se fait qu’en hiver, alors après un petit tour les randonneuses gourmandes ont jeté leur dévolu sur les « tourtouts » crêpes locales qui feront l’unanimité. Départ ensuite pour les Tours de Merle. Ce site est une place forte construite entre les XI et XIVème siècles par Seigneurs de Merle. Cette citadelle médiévale sur son éperon rocheux abritait les seigneurs de la Xaintrie et servait de sûreté militaire à la frontière du Limousin et de l’Aquitaine. Nous sommes tous tombés sous le charme de ce lieu chargé d’histoire. Une rivière traverse le parc. Des animations estivales sont organisées. Malgré la pluie qui commençait à tomber nous avons pu pique niquer face aux tours de Pesteils, du Fort de Carbonnières et Château de Fulcon de Merle. Un bon moment.
Sur le chemin du retour, une halte à Argentat s’impose, après un bon café, nous voilà repartis pour la visite de la ville. Rapidement nous arrivons au pont qui enjambe la Dordogne. Par une petite ruelle nous descendons sur les quais, une croix de pierre est insérée dans un mur. C’est la croix des gabariers. La tradition locale voulait qu’à chaque départ de gabares, un moine bénisse le convoi. Sur le quai les enseignes originales des restaurants, des bars, et jolies maisons fleuries n’attendent que le passant. Au bout du quai miracle ! Enfin nous pouvons voir au niveau du passage du bac qui accostait sur le ponton en pierres une gabare. Malheureusement nous ne pouvons monter à bord. Rien n’est aménagé.
Le retour vers Paris ne se fera donc pas en gabare. Les embouteillages seront de la partie et s’est fatigués mais heureux vers 23 heures 00 que nous arriverons à bon port. Merci à toutes pour votre participation active, la bonne humeur était de la partie durant ces trois jours.Un excellent week-end.