Texte de Catherine qui nous fait découvrir la plus belle ville au monde j’ai nommé Paris.
Nous étions 20 à nous retrouver Place Saint-Michel en ce beau jour du mois d’octobre.
D’où la place Saint-Michel détient-elle son nom ?
A la place de notre actuel Palais de Justice était un Palais Royal pourvu d’une chapelle dédiée à l’Archange. Le pont Saint-Michel construit pour la 1ère fois au 14ème s. porta son nom ainsi que la fontaine lorsqu’elle fut édifiée (moitié 19ème s.). La place et le bd Saint-Michel sont également de cette époque.
L’inspiration vint de Napoléon III neveu de Napoléon 1er. C’est Davioud qui s’y est collé pour ce qui concerne la fontaine 26m de haut sur 15m de large et c’est Duré qui est l’artiste de l’Archange terrassant le diable. Bien d’autres artistes travaillèrent à cette fontaine monumentale notamment en ce qui concerne les statues.
Nous nous sommes engagés dans le quartier de la Huchette, le nez plus que jamais en l’air, puisque nous sommes allés à la découverte des enseignes dont un bon nombre d’entre elles remontent au 14ème s.
L’église Saint-Séverin est ses magnifiques gargouilles 15ème s. Son gothique flamboyant n’a laissé personne de marbre ; une merveille du 13ème s.
Au n°42 de la rue Galande se trouve « la plus vieille enseigne existant à Paris : « bas-relief du 14ème s. évoquant la légende de Saint-Julien l’hospitalier ».
Dans la rue des Grands-Degrés nous marchons sur les pas de Voltaire, et oui les Randonneurs du 11ème arr. non pas que des jambes ; de l’esprit ils ont aussi.
Nous nous arrêtons devant la première faculté de médecine construite à Paris en 1472.
Chemin faisant nous nous sommes rendus Place Maubert (dont l’origine du nom est toujours inconnue depuis le 13ème s.).
Légèrement en pente, la rue de la Montagne Sainte-Geneviève nous empruntons ; nous la quitterons pour le Moyen Age notamment à travers les rue Lanneau (ouverte vers 1185) elle est actuellement l’une des plus vieilles rues de Paris ; la rue Laplace (12ème s.) au n°12 se trouve un superbe porche de bois à deux niveaux.
L’église Saint-Etienne-du-Mont et son jubé unique. A voir et à revoir.
Après être passé devant l’une des demeures de James Joyce nous voilà à deux pas de la rue Mouffetard, elle va nous mener vers la fin de notre périple 5ème 6ème arr. pour entrer par le bd Arago dans le 13ème arr.
Comme nous le constatons toutes les cités : « fleurie » « des artistes » « verte » « des vignes » sont fermées par des portails qui empêchent d’apercevoir ce qui a, à une époque encore récente, appartenu aux parisiens. Plus moyen de flâner dans les allées verdoyantes sur les pas de Modigliani, Rodin et autres artistes géniaux.
Nous dépassons les vestiges de l’abbaye des Cordelières, le château de la Reine Blanche, traversons le square René-Le-Gall et gravissons la rue Corvisart qui marque le début de la Butte-aux-Cailles.
Beaucoup de bonheur à traverser des passages insolites de ce village parisien ; la petite Russie lorgnant sur la petite Alsace et juste un peu plus loin la cité florale ou floréale (pas encore interdite aux badauds).
Nous terminons notre balade au Parc Montsouris.
Encore merci à vous d’être venu si nombreux mais aussi pour votre bonne humeur et pour vos commentaires qui nous ont enrichi.