Archives pour octobre 2009

2ème épisode :

La nuit fut courte pour nombre de randonneuses du XIème… et parsemée de rêves ou de (cauchemars  selon le cas)  beaucoup ont du penser  cordes, et échelles. Au petit matin, vers 8h00 nous étions tous réunis dans la salle à manger du restaurant. Les discussions allaient bon train, toutes portaient sur la promenade des Echelles. Philippe nous avait prevenu de la grande difficulté.

Heureusement nous avons pu prendre des forces pour cette sortie un peu spéciale. Une grande table avait été dressée avec un petit déjeuner pentagruellique. Difficile de f aire son choix entre salé et sucré.  Une fois, deux fois, nous nous sommes pressés autour de cette table pour un festin matinal. Il y avait même une bouteille de Champagne, mais il valait mieux garder la tête froide tout du moins le matin. Philippe en bon organisateur a convié ensuite le groupe qui s’était inscrit pour la promenade des échelles à rejoindre le car. Michel notre chauffeur devant nous conduire à Rochehaut au départ de la rando. Nous nous sommes tous regardés  et avons pris le chemin du car sans trop parler. La route qui conduisait à Rochehaut était sinueuse et nous avons traversé une grande forêt. Le plafond des nuages était bas, j’ai pensé que l’automne était installé dans les Ardennes. Nous avons continué notre montée jusqu’à Rochehaut. C’est dans ce village que nous avons pu voir un très beau spectacle, Bouillon et la vallée était sous cet épais nuage que nous venions de dépasser.  L’on pouvait se croire en avion. C’était magnifique.  Philippe nous a dit, après la randonnée, le brouillard aura disparu et vous verrez un beau  panorama. 

La promenande n° 84 est la plus impressionnate de la région.  Dès que nous avons pris la direction du chemin, un grand panneau indiquait que cette randonnée était déconseillée aux personnes impressionnables. Tout un programme. Trop tard pour rebrousser chemin. Le sentier  descend  jusqu’à la Semois au lieu dit « La bouche à l’eau » qui est le confluent entre le ruisseau de la Liresse et la Semois. Cette partie de la forêt ressemblait à celles que nous avions faites en  Corrèze ont dit certaines pour se donner du courage . C’est possible !!!. Puis arrivée au bord du ruisseau, nous avons longé la Semois. La remontée a commencé par les fameuses échelles uniques dans les promenades de la région. Ces échelles sont au nombre de 6 et se prennent pour la plupart à la montée.

Lors que nous avons vu ces échelles, je ne sais si c’est parce que l’on était porté par les uns et les autres, mais la peur rapidement s’est éclipsée et avec élégance, nous avons passé les difficultés. Il suffit de voir les poses de nos starlettes,  il suffit de regarder les visages de Marie Claude, Sylvia, Henriette, Maria ou bien Michel pour comprendre que nous avons pris plaisir à cette randonnée. 

En remontant vers Rochehaut, quelques beaux panoramas s’offraient à nous et nous permettaient d’admirer le paysage grandiose tout en nous reposant. L’ambiance était très chaleureuse. Une entraide entre les participants pour passer dans les coins les plus difficiles, mais tout le monde a réussi avec brio l’épreuve tant redoutée des échelles.

Arrivée au village de Rochehaut, Philippe avait raison, les nuages et le brouillard avaient disparu,  maintenant nous pouvions admirer ce village composé de petites maisons aux toits d’ardoises, blotties autour d’une église du 18e siècle. Perle de la Semois,  Rochehaut est aussi le berceau de l’art avec ses expositions de peintures, sculptures, gravures et autres métiers d’art. Un groupe a pu visiter l’Agri-musée ou la vie agricole du temps passé.

De par sa position à laquelle il doit son nom (Rochehaute), il forme un balcon vers un espace verdoyant et infini. Depuis ce village l’on pouvait maintenant apercevoir Frahan sur Semois,  bien situé sur l’un de ses méandres. Petit village classé et fleuri.   Frahan a vécu de nombreuses années grâce à la  cluture du tabac. Il ya encore quelques vieux  séchoirs  autour du village.  Malheureusement cette époque est révolue. Aujourd’hui elle se tourne vers l’accueil des touristes cherchant le calme dans une nature apaisée. Un groupe qui n ‘avait pas voulu faire les échelles ont eu la possibilité de descendre dans le village qui vaut le détour.

Rochehaut est un lieu connu pour ses spécialités ardennaises jambons, fromages et bières. Nous avons opté pour le restaurant « L’Auberge de la Ferme » où nous nous sommes ensuite attablés. L’émotion que nous venions de vivre avait pas mal attisé notre appétit de randonneurs. Menu : assiette de charcuterie ardennaise accompagnée d’une bonne  bière locale pour tous.  Trente minutes plus tard, nos assiettes étaient vides ainsi que nos verres.

La fin du week-end approchait, et  s’est avec une petite émotion que nous avons salué nos amis belges. Ils sont venus jusqu’au car pour nous faire de grands signes lorsque nous sommes partis. Un 48 heures sans faute pour le Club de Linkebeek. Chapeau les artistes. Ce n’est qu’un au revoir dit la chanson.

Un moment que l’on aimerait partager plus souvent. L’invitation à Paris est permanente pour tous nos amis Belges.

Un grand merci à Philippe l’organisateur, à tout le groupe belge mais  aussi  à vous les dix huit participants français  qui avez apporté votre touche personnelle à la réussite du week-end.

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DSC_2282 Je suis parti le 23 août dernier pour la randonnée très connue dans la région : Chamonix/Zermatt. Cette fois-ci Pierre m’a accompagné pour rejoindre un groupe que j’avais connu l’année en faisant le Tour du Mont Blanc. Après une nuit en train couchette, nous arrivons le dimanche matin à 9h00 à la gare de Saint Gervais/Le Fayet. Nous avons juste un quart d’heure pour prendre un petit déjeuner dans le café du coin, avant de reprendre le charmant petit train vers Chamonix. Nous arrivons donc vers 10h00 à Chamonix où nous avons rejoint notre groupe, les retrouvailles sont très sympathiques et nous repartons vers un village en Suisse qui s’appelle Fionnay. En chemin nous prenons quelques autres personnes du groupe qui sont arrivés à la gare de Martigny. Nous commençons par nous séparer en deux groupes, un plus aguerri monte environ 1100 mètres et l’autre 700 mètres où nous nous retrouvons tous au refuge du lac de Louvie.

DSC_2309 La vue au refuge est magnifique et nous commençons à voir les premiers sommets enneigés de la région du Val de Bagnes, en commençant par le Grand Combin, le Combin de Corbassières et le Petit Combin. Après une nuit difficile en dortoir nous quittons le refuge et nous commençons à contourner le lac par la droite pour monter au col de Louvie qui se situe à 2921 mètres. La vue de l’autre côté du lac est vraiment splendide, les fleurs et les montagnes qui se reflètent dans le lac sont de toute beauté. La montée vers le col est assez fatigante, mais nous nous arrêtons souvent pour observer les belles vues sur les Combins. Nous arrivons donc en fin de matinée au col. De l’autre côté se trouve un immense ancien glacier qui n’existe plus d’ailleurs et qui a laissé une longue étendue de pierres et de rochers. Ce passage s’appelle d’ailleurs le Grand Désert. Nous continuons donc notre chemin par la traversée de ce grand désert en plein soleil. Il fait très chaud et nous avons beaucoup de mal à marcher à travers ces rochers. En face nous voyons quelques groupes de randonneurs attachés entre eux pour traverser ce qu’il reste de ce glacier. Nous arrivons en fin de journée au refuge de Pra Fleuri.

DSC_2430 Nous repartons donc vers 7h30 du refuge de Pra Fleuri pour rejoindre quelques centaines de mètres plus haut le col des Roux qui se situe à 2804 mètres d’altitude. Avant le départ la pluie était au rendez-vous, un orage venait de passer. Nous avons eu peur que la pluie ne cesse de la journée, mais heureusement elle s’est arrêtée juste à notre départ. Nous arrivons donc en début de matinée au col des Roux, de là nous commençons à voir l’immense lac des Dix qui s’étend sur plus de 6 kilomètres. Au bout de ce lac se trouve un des plus grands barrages de la région. Nous contournons le lac vers la gauche où nous arrivons au bout à un passage qui s’appelle le Pas de Chat, c’est le début de la montée vers le glacier de Chellon. Nous allons monter vers ce grand glacier en gravissant une longue moraine. Après la montée de cette moraine nous allons redescendre pour traverser sur la glace ce fameux glacier. Nous devons faire très attention à bien suivre le chemin bien tracé sur ce glacier. Après la traversée nous avons une montée un peu périlleuse vers le col de Riedmatten, puis nous redescendons en fin de journée vers le village d’Arolla où nous allons passer la nuit dans un hôtel très bien fleuri.

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Samedi 26 Septembre.  (1er épisode)

Le week-end du 26 et 27 Septembre 18 randonneurs de notre association sont partis dans les Ardennes belges suite à l’invitation lancée par  nos amis du club bruxellois avec lesquels nous sommes jumelé. Deux jours dans la région de Bouillon. Le rendez vous était à la gare de  Sedan.  Peu de temps après notre arrivée, le car de nos amis se stationnait sur la place de gare. Apeine le temps de leur dire bonjour, l’on reconnait quelques têtes au passage, que le car nous déposait à Olly, un petit hameau niché dans la vallée de la Givonne, parsemée de nombreux étangs. A partir du village nous n’avons pas suivi le GR 14 mais emprunté un sentier qui montait calmement dans la forêt domaniale de Sedan.  

La forêt est principalement composée de chênes et hêtres. Le sentier monte progressivement et avons pénétré dans la partie la  plus dense de la forêt. Nous marchions d’un bon pas, et vers une heure Philippe le leader du groupe, proposait que l’on déjeune près un petit étang. Bonne idée,   partage de café, gâteaux et tout naturellement les premiers contacts ont été vite pris avec les bruxellois, leur bonne humeur est contagieuse et nous sommes heureux de nous revoir.

Après le repas nous rejoingons une route forestière et prenons un sentier qui doit nous amener jusqu’à Corbion.  Nous descendons dans le vallons et approchons d’un gué que nous pourrions franchir en deux petites enjambées. C’est le passage de la frontière.  Du côté français, Michel le chauffeur du car nous attend avec des bouteilles de Maitrank vin blanc local pour nous souhaiter la bienvenue en Belgique. Tout un symbole. Un moment fort et riche de partage. Un accueil comme seuls les belges dans leur simplicité peuvent offir. Petit pays, mais coeur immense.

Philippe avait tout prévu, petit verre et nous trinquons à l’amitié franco belge. Il y a des moments ou l’on voudrait que le temps s’arrête.  Grande émotion.

Passé le gué, nous entrons dans le Royaume de Belgique. Déjà le charmant village de Corbion  tout en pente qui fut un haut lieu de la culture du tabac de la Semois est traversé. Belle église de village. L’on sent déjà que l’on est hors de France. Du côté français, des villages déserts, ici, des restaurants et des cafés, la vie, en terrasse.

Nous rejoingons ensuite de manière raide à travers un vallon sauvage les bords de la Semois que certains d’entre nous connaissent déjà du côté de Monthermé. Différence entre nos  deux pays ,du côté belge c’est la Semois, du côté français c’est la Semoy.

Peu importe car cette rivière qui prend sa source vers Arlon est tout aussi paisible. Elle est un paradis pour les kayakistes, campeurs et randonneurs.

Nous longeons la Semois par un sentier pour rejoindre la ville de Bouillon en passant au pied de son château fort. Cité d’histoire, la ville de Godefroid de Bouillon est riche de son passé millénaire avec le château fort qui reste un témoin remarquable de sa situation stratégique au Moyen Age.  Le chevalier Godefroid de Bouillon donc  vers l’an mil nonante cinq (traduisons 1095)  va participer à la première croisade vers Jérusalem  et s’illustrera par ses combats victorieux et deviendra le premier souverain chrétien de cette ville.

Les belges ont toujours été de grands voyageurs….  

 

Arrivée à Bouillon, avant la visite du  château fort. Philippe a fait les choses en grand. C’est à l’Hôtel de la Poste que nous logerons. Un hôtel 4 étoiles. Et oui !!! on fait dans le luxe chez les randonneurs du XIème. Mais non, une fois n’est pas coutume. Hôtel de charme avec un grand hall d’accueil, une très belle salle de restaurant et des chambres spacieuses.

Mais chassez le naturel il revient au galop. Nos sacs déposés dans nos chambres nous  nous sommes déjà en terrasse à déguster une bière locale. Nous sommes au pied de la Semois, mais sommes plus attentifs à la saveur de cette bière qui nous redonne quelques forces pour monter ensuite vers le château fort qui domine la ville. Une visite plus approfondie serait nécessaire mais nous n’avons que peu de temps, déjà nous sommes attendus pour le dîner à l’Hôtel de Poste.

Tenue de soirée. Repas fin avec des mets Ardennais. servis avec des vins français. Autour des tables les  discussions vont bon train.  Beaucoup de questions, demain nous devons nous préparer pour la fameuse promenade des échelles, déconseillée aux personnes impressionnables !!!!! Mais que celà veut dire ???? Déjà la peur se reconnait dans les yeux de certaines.

Mais nous sauverons l’honneur de notre club. Tous nous nous inscrivons pour cette randonnée dangereuse.

Fin du premier épisode.

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