Archives pour novembre 2009

Le rendez-vous était fixé à l’entrée est du cimetière du père Lachaise (rue de la Réunion). Nous étions 11 à braver la pluie matinale. Yves Barnoux, notre conférencier s’est beaucoup intéressé à Aimé-Jules Dalou (Paris 1838-Paris 1902) sculpteur français. Sa fille Madiana a rédigé un mémoire à l’Université Pierre Mendes France (Grenoble, études politiques) en 1998 « Entre avant-gardisme politique et académisme esthétique ».

Jules Dalou a laissé une vingtaine d’œuvres à Paris et la plus importante est certainement l’ensemble en bronze du Triomphe de la République place de la Nation. C’est un sculpteur talentueux de la IIIe république, ami de Rodin mais beaucoup moins connu du public. Il a participé à la Commune et s’est exilé à Londres jusqu’en 1881.

Au Père-Lachaise, nous avons déambulé au milieu des tombes de :

  • Charles Amouroux, ouvrier chapelier, membre de la Commune
  • Albert Wolff, critique d’art, ami de Dalou*
  • Jean-Baptiste Boussingault, éminent agronome et chimiste
  • Le gisant de Victor Noir, journaliste assassiné à 22 ans par Pierre Bonaparte neveu de Napoléon 1er
  • Le gisant d’Auguste Blanqui, révolutionnaire républicain socialiste qui a passé 37 ans en prison
  • les pleureuses du tombeau Salvage de Faverolles attribuées à Dalou
  • Jules Jouy, chanteur, journaliste, chansonnier et auteur
  • Charles Floquet, homme politique et avocat, défenseur de la famille de Victor Noir

Le temps se lève, Yves nous quitte pour des raisons familiales. Juliette et Hervé conduisent la suite de la chasse au Dalou. Objectif Luxembourg en passant par des lieux sans rapport avec notre sculpteur conducteur : Bastille, les arènes de Lutèce et la Contrescarpe.

3 statues de Dalou nous attendent dans le jardin :

  • L’obélisque Auguste Scheurer-Kestner, un des protagonistes de l’affaire Dreyfus
  • La fontaine en hommage à Eugène Delacroix le célèbre peintre
  • L’ensemble consacré à Silène, vieillard jouisseur, ivre chantant sur un âne au milieu d’un imbroglio de corps.

Nous déjeunons sous abri au milieu des joueurs d’échecs, gratifiés d’une bouteille de vin des soins de Maria. Après un café à Saint-Germain, nous traversons la Seine par le pont des arts et prenons le métro au niveau du Louvre. Nous descendons porte Maillot où nous attend le monument en hommage à Emile Levassor, ingénieur pionnier de l’industrie et du sport automobile. Vers le n°22 avenue Foch, nous découvrons l’ensemble monument érigé en l’honneur de Jean-Charles Alphand directeur des travaux de Paris et ami de Dalou. Y apparaissent également les figures des 4 collaborateurs importants du directeur (dont Dalou, qui s’est représenté en sculpteur), ainsi que les ouvriers des jardins et des chantiers de Paris.

Place de l’étoile, nous prenons le bus n°31 pour le square des Epinettes dans le 17e avec la statue de Jean Leclaire, créateur de la première Société de secours mutuel pour les ouvriers. Nous reprenons le même bus pour Château-Rouge où le fronton représentant le Commerce et l’Industrie du grand magasin Dufayel au 22 rue de Clignancourt se découvre depuis la rue Andrea del Sarto.

C’est la fin de la journée et il nous reste à (re)découvrir le Triomphe de la République place de Nation. Cette œuvre contraste avec celle place de la République (du sculpteur Morice). A Nation, la République avance conquérante, rendant hommage aux quartiers populaires (au 19ème siècle) de l’Est parisien. Elle surmonte le Monde posé sur un char tiré par 2 lions symbolisant le Suffrage universel. Elle est entourée du génie de la Liberté, d’une femme vêtue, symbole de la Justice, d’une autre femme nue, symbole de la Paix et d’un homme vigoureux représentant le Travail.

Pour finir, un bon chocolat chaud nous attend à Puerto cacao, rue de Cotte dans le quartier Aligre, dans cette enseigne du commerce équitable avec des produits bio. Cependant pour compléter le tableau de chasse « au Dalou » citons quelques œuvres importantes nous restant à découvrir : la Fraternité dans la salle de mariage de la mairie du Xe arrondissement (avec 2 hommes s’embrassant), le Mirabeau répondant à Deux-Brezé à l’Assemblée nationale, le monument Gambetta à Bordeaux, la statue de Lazare Hoche à Quiberon, le masque mortuaire de Victor Hugo au Musée d’Orsay (pomme de la discorde entre Dalou et Rodin) et les esquisses en terre d’un monument aux travailleurs jamais érigé au musée du petit Palais.

Personnalité engagée, Dalou fut un sculpteur reconnu par les autorités officielles à partir des années 1880. Si son esthétique exprime un réel élan vers le régime républicain, sa pleine conviction sociale le pousse à représenter l’ouvrier, le travailleur, avec un réalisme et un soin du détail. N’oublions pas qu’il est le fils d’un artisan marqué par les révolutions de 1830 et 1848. Cependant, il reste dans son art moins novateur et plus académique que l’illustre Rodin.

Juliette Nunez et Hervé Stève, Paris 29 novembre 2009

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Malgré des prévisions météorologiques incertaines, nous étions 8 personnes au départ de cette randonnée en boucle autour du Perray en Yvelines. 6 personnes présentes au départ à la gare de Montparnasse et 2 personnes qui nous rejoindront à la gare du Perray.

 Nous débutons la randonnée sous un temps couvert accompagné cependant de quelques timides éclaircies ensoleillées.

Après avoir quittés la ville du Perray, nous empruntons le chemin de Grande Brèche et pénétrons rapidement dans la forêt domainiale de Rambouillet. Cette randonnée aurait pu d’ailleurs s’intituler la « balade des étangs » par la multitude de pièces d’eau que nous rencontrerons le long de notre parcours.

 Nous commencerons ainsi par l’Etang du Coupe-Gorge suivi par les mares de Vilpert avant de rejoindre la succession des Etangs de Hollande où nous nous arrêterons pour un rapide pique-nique d’une quinzaine de minutes ; un vent froid et pétrifiant nous saisissant, nous décidions alors de poursuivre notre marche qui fût ponctuée par la suite par quelques averses. Nous croiserons plus loin l’Etang de Saint-Hubert puis à la fin de notre itinéraire l’Etang du Perray proche de la gare,

 Nous sommes arrivés assez tôt à la gare où un train en direction de Paris se présenta rapidement… tout le monde était ravi !

 

 

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 Vous étiez au rendez-vous sur le quai de la station Châtelet Pont au Change (ligne 7). L’heure de départ à peine écoulée nous partons à la recherche de l’œuvre d’art 17ème siècle qui s’y cache. Chacun y va de son intelligence et de sa bonne humeur. Se trouve-t-elle au plafond, sur les murs, sur les voies … est-elle visible, dissimulée ? Nous l’apercevons en bout de quai complètement cachée, il s’agit d’une voûte légèrement plus haute que le tunnel et qui est actuellement l’ouvrage d’art le plus ancien du métropolitain parisien.

Nous sortons avenue Victoria et nous dirigeons vers la Mairie de Paris. Nous passons devant l’Hôtel de Ville sans y prêter garde, il n’est pas prévu dans notre balade. Nous traversons la Seine pour rejoindre la rue des Ursins où se trouve notre « vraie-fausse maison médiévale ». Une pause devant l’originalité de cette demeure due à la folie de Fernand Pouillon, un architecte contemporain qui fit l’acquisition d’une ruine et la transforma (un an de travaux) en cette curieuse copie de maison médiévale.

Nous poursuivons par la rue des Chanoinesses où se trouve une minuscule allée cachée derrière une porte ancienne, nous la poussons et (tant pis pour le respect que nous devons aux anciens) nous marchons sur des tombes comportant pour certaines des lettres gothiques encore lisibles.

Notre prochaine destination est la Place Saint-Michel. Les personnes présentes à ma précédente sortie expliquent à ceux qui n’y étaient pas l’histoire de cette fontaine monumentale.

La rue de l’Hirondelle (à l’ouest de la place) et nous sommes plongés en plein 18ème siècle. Nous empruntons plusieurs petites rues et au croisement de la rue des Grands Augustins et de la rue du Pont de Lodi un hôtel particulier (malheureusement impossible à visiter) accueilli dans les années 1920 P. Picasso et c’est dans ce lieu parisien qu’a été peint Guernica.

Rue de Nesle nous (les femmes) taquinons les 3 hommes présents : et oui les belles-filles de Philipe Le Bel étaient « volages » « infidèles » et elles tuaient mêmes leurs amants … ça donne des idées quand même … En tout cas la légende de la Tour de Nesle est tenace et nous a beaucoup amusées …

L’heure est au sérieux lorsque nous nous arrêtons devant l’Institut de France « Académie française, des sciences, des Beaux-Arts etc. bref que du « beau monde » …

A l’école des Beaux Arts nous prenons le parti de nous arrêter ¼ heure pour visiter chacun à son rythme ce merveilleux endroit. En fait, le ¼ est devenu demie heure tellement nous étions éblouis par tant de beauté. A visiter absolument sans omettre la chapelle.

Saint-Germain des Prés, la rue des Canettes dont l’existence est avérée depuis 1260. La rue des petits bistrots et le n°5 fut le lieu de réunion du « cénacle des buveurs d’eau » entre 1840 et 1843. Malheureusement il ne reste plus grand-chose des petits bistrots d’antan. Aujourd’hui magasins de chaussures jouxtent les magasins de bijoux, vêtements …

L’église Saint-Sulpice s’impose à nous. Le Da Vinci Code lui a apporté la célébrité, alors pas question de résister nous nous accordons du temps pour voir le gnomon. Cet instrument de mesure astronomique est un obélisque de marbre blanc duquel part une ligne de cuivre incrustée au sol. Nous sommes donc loin du romanesque …

Nous passons devant le Palais du Luxembourg (nous aurons l’occasion, dans les mois à venir, de le visiter) et je ne m’y arrête donc pas. Direction place de l’Odéon – le théâtre de l’Odéon – de style néo classique avec ses colonnades, modèle d’architecture du siècle des Lumières.

Par la rue Racine et celle de l’Ecole de Médecine nous passons devant ce qu’il reste du couvent des cordeliers,  haut lieu de la révolution, Jacobins et Cordeliers s’y retrouvaient pour demander la destitution du roi.

Le carrefour de l’Odéon et un brin d’histoire concernant Danton.

La Cour de Rohan, le café Procope … la rue Saint-André des Arts nous revenons devant la fontaine.

Encore une très jolie après midi passée en votre compagnie.

Texte de Catherine.

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Je sais que vous avez remarqué le macadam luisant, les feuilles mortes et glissantes. Quelque part dans un coin de votre cerveau, une petite voix vous dit qu’il faudra bientôt penser aux cadeaux de Noël.  L’automne s’est installé chez nous.

Hervé et Bruno, animateurs aux Randonneurs du XI ème font également partie d’un groupe de musique traditionnelle irlandaise et ils vous invitent à conjurer la pluie et le mauvais temps lors d’une session ouverte qui aura lieu le vendredi 6 novembre à Paris (3ème) au pub irlandais The Quiet Man, 5 rue des Haudriettes,  métro Rambuteau,   à partir de 21h.

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                     Texte de Jean-claude

Dimanche 01 Novembre 2009

Allons aux champignons !

Fête de tous les sains, vacances scolaires, pluies imminentes, tous ces événements combinés ne générèrent qu’un cocktail de trois personnes au départ de la gare Magenta.

Maria attendait déjà depuis trente minutes avant le rendez-vous fixé, dix minutes avant le départ, nous étions rejoint par Bruno, non point notre estimable président, mais un jeune adhérent pour qui c’était la seconde randonnée.

Arrivés sur place, nous nous engageons dans la forêt sans trop nous préoccuper du circuit initial. Le ciel ne nous était pas encore tombé sur la tête et nous avons parcouru quelques kilomètres avant de nous retrouver bloqués devant un enclos réservé à la faune dont nous ne faisons pas encore partie.

Voulant le contourner par la gauche, nous avons dû rebrousser chemin et le contourner par la droite, chemin faisant, j’aperçus sous les broussailles un majestueux chapeau de coulemelle. J’invitais Bruno à la cueillir, mais elle n’était pas seule et la poche plastique commença à se remplir.

L’endroit était un peu touffu et difficilement pénétrable, nous avons cherché des espaces plus dégagés, que nous avons trouvés plus loin. Une averse nourrie vient troubler notre cueillette et nous avançons plus avant.

Profitant d’une embellie et treize heures ayant sonné, nous profitons d’un tronc confortable pour déjeuner en prenant notre temps.

Nous ramassons encore quelques jeunes coulemelles, fraîchement sortie de terre entre les nombreuses amanites tue-mouches que Maria trouvait très jolies, « mais, pas touche ! ».

Une pluie abondante nous rattrapa et ne nous lâcha pas. 

D’un commun accord, nous décidons de mettre le cap sur la gare d’Ozoir La ferrière, le premier point de chute que j’avais envisagé, et c’est vers seize heures trente que nous étions de retour en gare de Magenta, un peu humides, mais satisfaits.

Jean Claude

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