Archives pour 20 décembre 2009

Dès la gare de l’Est, l’accueil était « frisquet » la neige commençait à tomber…. Cinq fous de randonnées par temperature négative m’attendaient.  Arrivés à Esbly nous avons dû prendre un car pour arriver à Crécy la Chapelle.

Vers 10 heures nous entâmions notre premier kilomètre, Crécy la Chapelle est une petite Venise ‘des canaux traversent la ville.  Juste le temps de prendre deux photos et nous avons tourné à « droite », je le répète, certains à cet endroit avaient pris à gauche et ont crapahuté pour rien…. mais qui ne sait jamais trompé de chemin, leur jette leurs premières  chaussures de rando.

Bref, comme dans la semaine précédente il y avait beaucoup plus, une bonne partie de notre circuit a été une marche continuelle dans la boue.  

Dans la matinée nous sommes passés devant la maison natale de « Louis Braille » l’inventeur de la méthode de lecteur pour les aveugles, mais nous étions pressés par le temps. Une autre fois, une  visite s’imposera.

Un peu plus loin midi approchait et la pause repas a été prise dans un parc face à une belle église de Saint Germain. Repas vite pris vue les conditions météo, pour contre balancer le froid, notre ami Didier a débouché  un Pinot des Charentes. Et ma foi, à cinq personnes, la bouteille n ‘a pas fait long feu….

Nous avons ensuite continué notre chemin jusqu’à Esbly. Comme nous étions partis tard, je pensais que l’on allait sagement nous en arrêter là, mais non, la gente féminine en voulait davantage. Ah ces filles !!!

On fait les 28 kms… La nuit tombant rapidement à cette époque de l’année, nous avons du marcher à l’allure de trois chaussures, jusqu’au bord de Marne. Ensuite c’est tout droit sur 7 kms jusqu’à la gare de Thorigny…. Mais vers 17 heures 30  lorsque nous sommes arrivés à bon port ou plutot bonne gare, la nuit était tombée. Heureusement les lumières de la ville nous ont bien guidés. 

Prochain RER dans 20 minutes. Celà nous a laissés le temps de décrotter nos chaussures pleines de boue. Belle rando sur terrain lourd. Conseil d’un randonneur en hiver choisissez plutôt des terrains sablonneux comme Fontai….. non je ne l’ai pas dit. 

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 Texte et photos de Catherine.

Vous avez tenu parole : 15 inscrits 14 présents pour prendre de bon matin le train direction Orléans centre. 

Arrivée 1 heure plus tard. Joséphine doit régler un problème SNCF. Dans une gare en travaux, Nicole lit un extrait de l’histoire de cette ville où François II, Catherine de Médicis (sa mère), Maire Stuart (sa femme) et sa cour s’installèrent en 1560. Il y mourut le 5 décembre de la même année. Mais aussi Charles IX, Henri III et Henri IX.

Joséphine, de retour parmi nous, nous sortons, et d’ores et déjà un hôtel particulier transformé en restaurant « chic » s’impose à notre vue. Petit aperçu de ce qui nous attend tout au long de cette journée froide et ensoleillée.

La rue de la République, construite par L. Duthoit dans un style Art Nouveau, est vide. Hormis le tram qui fait son invariable trajet pas âme qui vive à l’horizon … sauf quelques randonneurs parisiens un petit fou … Mais rien n’entame notre bonne humeur, une journée en province ne se gâche pas comme cela. Nous nous engouffrons dans la rue Alsace Lorraine, une succession d’hôtels particuliers devenus habitats particuliers. A l’angle de la rue des Huguenots le Jardin de la Vieille Intendance et les façades de son hôtel style Renaissance, construit à la fin du 15ème s. Aucune visite n’est possible pour cause de travaux. Par la rue de Malte nous nous rendons à la Place du Martroi. Intégrée à la ville au 14ème s. elle servait de marché au blé, mais était aussi le lieu où l’on exécutait les condamnés. La place est marquée par la statue équestre de la Pucelle rendant grâce à Dieu, œuvre du sculpteur Foyalier, inaugurée le 8 mai 1855.

Par la rue d’Escures (à ne pas manquer) nous allons à l’hôtel Groslot. Construit de 1530 à 1550 pour le bailli Jacques Groslot, devenu Hôtel de Ville en 1790. Nous parcourons, sur les pas de toutes les personnalités royales citées plus haut, le Salon d’Honneur, l’ancienne Salle du Conseil Municipal, l’ancien Bureau du Maire et la Salle des Mariages.

Juste en face la Cathédrale Sainte-Croix. Parmi toutes les cathédrales de France elle est celle qui possède les plus anciens vestiges. Sa construction est de style gothique. Elle mérite que l’on prenne beaucoup de temps pour la découvrir.

Le centre historique de la ville, une statue de Calvin. Que vient-il faire ici celui-là dans une ville catholique ? La communauté internationale protestante a financé, après moult péripéties, cette statue rendant hommage au temple protestant, construit en 1830, à deux pas.

La très commerçante et touristique rue de Bourgogne. Nous la quittons pour la rue de la Tour Neuve et ses remparts. Mais aussi un petit bijou : une vinaigrerie. Vestige de l’époque (pas si lointaine) où la commercialisation de ce produit de consommation courante était l’apanage de cette région.

Nous arrivons près du fleuve. La Loire n’a rien en commun avec la Seine : elle ne peut accueillir des bateaux à la navigation. Nous trouvons des chaises longues, des sièges, des bancs et chacun s’installent face au soleil. Malgré le confort de notre installation nous ne tardons pas. Nous partons nous promener sur les bords de la Loire. Au passage, un lieu indique l’emplacement d’un fort où Jeanne d’Arc a résidé lors de l’occupation de la ville par les anglais.

Il est l’heure de notre visite à la maison Jeanne d’Arc. Nous remontons la rue Royale, balade dans le quartier Saint-Paul et sa magnifique église du même nom ; nous grimpons les marches qui mènent au musée heureux de nous tenir au chaud quelques moments (1h30 en tout). Une conférencière passionnante nous attend. Elle rayonne et s’anime de nous raconter l’histoire d’Orléans mais aussi celle de France à travers cette prophétesse qui a réellement libéré Orléans.

Heureux de l’accueil, forts de notre nouvelle culture, nous repartons par la rue Jeanne d’Arc, cela s’impose. Le Beffroi. Il n’est plus visitable tellement dégradé. Le musée d’histoire et d’archéologie, fermé au public le samedi.

Il est 18h, nous décidons de chercher un bistrot pour nous poser mais avant, une dernière visite nous est conseillée : dans le parking de la Place du Martroi nous descendons où une magnifique Porte (époque Médiéval) est conservée en excellent état.

Dans le train du retour, heureux nous sommes de cette journée bien remplie et très amicale.

Merci à vous tous de participer avec autant d’enthousiasme à mes sorties.

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