Samedi 17 avril 2010 36 kms » GR1 L’intégrale acte IX »
Le tableau affichant les horaires indique un départ à 9h40 en lieu et place de celui de 8h40 que nous devions prendre.
Renseignements pris, il y a un mouvement de grève sur Montparnasse et ils ont annulé un train sur deux. Nous avons une heure à tuer, chose que nous ferons dans une de ces brasseries impersonnelles et onéreuses qui pullulent autour des gares, où le personnel s’entête à faire la sourde oreille lorsqu’on lui demande un verre d’eau pour accompagner sa tasse de café.
Commencer une longue randonnée à 10h17 n’est pas vraiment approprié, nous allons devoir cavaler toute la matinée. Il fait légèrement frais mais il y a un beau soleil et au bout d’une poignée de kilomètres nous remiserons bien vite les polaires au fond du sac. J’ai prévenu que nous ne pourrions bénéficier du couvert des bois, le tracé du GR traversant des champs de monoculture intensive et des villages aux maisons en meulière écrasées de chaleur (ici, chaque village possède sa Porsche)
Seul ilot de fraîcheur, un chemin ombragé après Thiverval ferait un endroit idéal pour la pause du midi (enfin il est 13h00 passées )
Des voix animées par des estomacs revendicatifs et prêts à user de violence se font entendre. Je temporise en proposant une pause à l’ orée d’ un bois que l’on devine au loin. Malheureusement un grillage court en bordure rendant l’accès aux sous-bois impossible. Nous poussons jusqu’au village de Davron où à l’ombre du mur d’un cimetière, un banc nous accueille.
Laure sort son appareil (merci d’avoir pensé à l’emmener) et prend quelques clichés de nos agapes. Jean-Claude nous vante les mérites de son sac à dos et de ce qu’il contient. Couverture de survie, nécessaire à pharmacie… rien ne manque, Jean-Claude randonnant en Ile de France comme s’il était dans les Pyrénées ou à l’autre bout du monde
“ l’homme providentiel ”, “ Mister Majax ”, furent quelques sobriquets dont il fut affublé après son exposé, pour sa propension à proposer l’objet qui manque, même si cette serviabilité a son revers.
Comme animateur, en sa présence, n’hésitez jamais à un embranchement, évitez de montrer des signes d’incertitude, sous peine de voir l’ami JC proposer « in petto » de terminer la rando à votre place (d’autant plus qu’il emmène presque invariablement la carte du parcours), voire de proposer son propre itinéraire.
Il est comme ça, l’ami JC !
Il aime rendre service mais ne souffre pas trop l’ impéritie d’autrui, même extrêmement passagère.
C’ est un perfectionniste, dans sa partie c’ est un état d’ esprit vivement recommandé.
Nous repartons sous une forte chaleur, la reprise est laborieuse ( les trois verres de Saumur Champigny m’ont un peu coupé les pattes ) et il me faudra une petite heure pour sortir de mon hébétude.
Je garde de cette randonnée le sentiment d’ une journée caniculaire avec une terre sèche , inondée de soleil et j’ ai été vraiment surpris de toute cette verdure en visionnant les photos prises par Laure. ( je sais, il faut sortir le nez de la carte de temps en temps )
Nous passons pas loin de Feucherolles et de ses installations militaires, endroit familier pour les marcheurs du Paris – Mantes car c’ est l’ endroit : “ Là où les chiens aboient ”
Nous remontons plein nord, vers Orgeval. Ses bois et ses vergers nous procurent une certaine fraîcheur et nous laissons (provisoirement) le GR1 pour descendre vers la gare de Villennes.
Arrivés un peu avant 18h00, nous disposerons d’ une bonne demi-heure à la terrasse d’un café situé idéalement juste en face de la gare pour nous détendre et taquiner encore Jean-Claude à propos de son sac à malices.
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Colonel Bastogne