Archives pour 8 septembre 2010

Texte de Catherine.

Chartres : La Maison Picassiette, la Cathédrale et ses Eglises

 Il y a de l’animation ce samedi matin là à la gare Montparnasse. Heureux, nous le sommes, de nous retrouver alors que l’été nous avait séparé, et l’idée de passer une journée provinciale nous plaît, les vacances se prolongent encore un peu.

 Nous arrivons dans une ville propre, rénovée et tranquille. Nous nous tenons d’abord sur les artères de la ville et la cathédrale, d’où que l’on se trouve, veille sur nous.

 Première exclamation : La Médiathèque « L’Apostrophe ». Située au cœur de la ville, le bâtiment est abrité dans l’ancien Hôtel des Postes érigé par Raoul Brandon en 1927. Face à elle la petite place Jean Moulin rappelle que celui-ci fut Préfet de cette ville. Une « affreuse » sculpture du Général de Gaulle, incrusté dans un mur, rappelle que celui-ci fut le chef de la résistance française.

 Nous croisons une sculpture de Marceau, natif de cette ville. C’est la journée des associations et la ville est animée. Le cinéma est décoré dans le même style que le Ministère de la Culture. Une œuvre contemporaine. Le théâtre, drapé dans ses habits originels, est bien beau.

 Nous empruntons une partie du chemin historique pour nous rendre à l’Eglise Saint-Aignan. A voir absolument et ce, de plus, qu’elle est la seule Eglise de cette ville à être toujours ouverte. D’origine très ancienne, reconstruite au 16e siècle, cette église est intéressante pour ses vitraux des 16e et 17e siècles.

 Tout à côté, l’Abbatiale Saint-Pierre. Nous avons beaucoup de chance elle est ouverte. Un jeune homme joue de l’Orgue. Elle est ancienne 11e-13e siècles et compte parmi les plus beaux chefs-d’œuvre de l’art gothique. Très bien conservé, l’ensemble des vitraux du 14e siècle illumine l’intérieur et en fait un édifice remarquable. A voir absolument mais attention elle n’est ouverte, en principe, que le dimanche en fin de matinée.

 Le soleil est au rendez-vous, nous quittons la « petite laine ». La journée sera définitivement belle. Nous nous dirigeons vers le cimetière et le traversons et ce pour plusieurs raisons, d’abord il est historique, c’est-à-dire qu’il y a des tombes « américaines » « allemandes » « musulmanes », ensuite de nombreuses tombes de religieuses le peuplent, et enfin il nous fait arriver à proximité de la « Maison Picassiette ». Un joyau d’art brut. A voir absolument mais téléphoner avant car pas toujours ouvert. Cette maison fut entièrement décorée – intérieur comme extérieur – par son propriétaire, Raymond Isidore, de mosaïques réalisées à partir de morceaux de vaisselle brisée. Nous passerons une heure au sein de cet extraordinaire exemple d’art brut.

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