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Dimanche 4 janvier 2009

Un mouvement de grève des conducteurs à entraîné des perturbations sur le traffic T E R de la gare St-Lazare.

Le train de 7h57 ayant été annulé, la randonnée de 40 kms de La Villetertre à Gisors prévue au programme n’a pu avoir lieu. Elle se fera dimanche prochain (le 11/01/09, horaires de rendez-vous et de départ du train inchangés).

En espérant quelques degrés de plus pour le prochain week-end et vous voir nombreux.

                                                                  à  bientôt            Bruno

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Dimanche 16 novembre 2008   22 kms   “on finit la boucle ?”

Je commence à bien connaître la gare de VINOPO (Villiers-Neauphle-Pontchartrain). A notre arrivée : ciel gris, pluie fine, plafond bas et chapeau bas à celles et ceux qui ont quitté le douillet confort de leur couette pour venir s’oxygéner.

beynes.jpg Nous passons près du siphon de la Mauldre où l’aqueduc de l’Avre qui alimente Paris en eau potable enjambe la rivière. Depuis son inauguration en 1893, il achemine jusqu’à St-Cloud 80 millions de litres/jour par simple gravité (l’altitude de captage des sources situées dans l’Eure étant supérieure de 40 mètres à celle du réservoir de Montretout, le point d’arrivée).

 

 

(photo d’archive prise en été ne reflétant pas vraiment la météo du jour)  

Nous prenons ensuite plein est. Par un sentier à flanc de coteau, nous entrons dans la forêt domaniale de Beynes. A tous les coins du bois nous voyons des aires cimentées entourées de grillage. Les têtes de puits hérissées de valves et de robinets ne manquent pas de susciter notre interrogation. Nous sommes en train de randonner au dessus d’une gigantesque réserve de méthane. Gaz de France  Suez  en possède une douzaine sur tout le territoire, parfois par stockage en cavités salines, le plus souvent en stockage aquifère (roche poreuse gorgée d’eau située sous une couche de roches imperméables).
Celle de Beynes, la plus ancienne (sa mise en oeuvre remonte à 1956) permet de stocker à l’heure actuelle 1,2 milliard de mètres cubes de gaz naturel.    

Pause déjeuner pas vraiment bucolique au coeur du village d’Autouillet mais pourvue des deux “accessoires” d’un pique-nique haut de gamme, à savoir : des bancs et une poubelle. Hélène nous gratifia d’un honnête bordeaux (Château des Milles Secousses, ça ne s’invente pas !); amandes, noix de cajou, rondelles de saucisson et fromage sarde (et bio) fort goûteux en provenance du salon Marjolaine (courtesy of Mister R V) furent proposés à la ronde.
A la sortie du village, nous retrouvons le tertre herbeux de l’aqueduc sur lequel nous allions cheminer plusieurs kilomètres.

- “Vous chassez quoi ? ”
- ”Oh ! ça dépend ! des girafes, des rhinocéros”

Prise de contact avec un groupe de chasseurs qui s’apprêtent à casser la croûte. Il n’y a pas tant d’ironie dans cette réponse, un coup d’oeil sur ma carte me donne à voir que nous sommes à moins d’un kilomètre au sud du parc zoologique de Thoiry.
Pour l’heure, c’est un jeune chevreuil déjà écorché, éviscéré et suspendu aux branches qui a fait les frais de la régulation du jour.

Il faudra un jour se pencher sur la psychologie des personnes qui caracolent en tête des groupes de randonnées. Avec un élan inébranlable, elles s’engagent dans un sentier vers une direction qui n’est pas la bonne. Pourquoi ce chemin plutôt qu’un autre dès lors que l’embranchement en présente plusieurs. Sur quoi leur choix est-il fondé ? Mystère.
Pas de coup d’oeil en arrière pour quérir l’assentiment de l’animateur, ce dernier et les traînards n’ont qu’à suivre. Il serait souhaitable pour ces “cavaleurs” et ces “cavaleuses” qu’ils aient conscience de faire partie d’un groupe et adoptent un comportement responsable, en faisant une pause aux intersections et en attendant leurs camarades qui pourraient avoir du mal à les suivre. 

et voici des photos de la rando (merci Alice)

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Dimanche 19 octobre 2008   26 kms

denivele.jpg Aujourd’hui, randonnée avec l’association Marchepied. Nous sommes un petit groupe, mais pas de regrets, surtout lorsque nous croiserons plus tard un escadron de 65 randonneurs, adhérents de l’association réputée qui organise des randos tous les jours. 
Il fait beau, les sportifs : coureurs, marcheurs, promeneurs, cyclistes et vététistes sont de sortie. Après une première pause gourmande (Ah les muffins à la banane !) nous entrons dans le bois de Maincourt.
Le parcours est agréable, le sentier longe le cours de l’Yvette, nous ramassons des chataîgnes. Les couleurs d’automne ne sont pas au rendez-vous, tout est encore très vert.
Alliance, le chien qui nous accompagne, en profite pour pousser des pointes en éclaireur et revient ensuite de l’un à l’autre avec une infatigable vigueur. 

A un jet de jambe du Château de Dampierre en Yvelines, nous passons devant la “Maison de Fer”, gîte d’étape censé ressembler à un châlet puis remontons au nord, vers Maincourt-sur-Yvette, pour redescendre plein sud, par un PR (balisé en bleu et blanc).

En sortant des bois, nous avions trouvé l’endroit idéal pour la pause-déjeuner (avec de l’herbe et au soleil) mais, d’un centre équestre tout proche, jaillit une demi-douzaine de chiens, ventre à terre. Le temps de surprise passé, nous faisions cercle autour d’Alliance, offrant le rempart de nos mollets (et quels mollets ! des mollets de randonneurs).
Moment fort, émouvant, cette protection silencieuse et immédiate autour de notre compagnon pressé de tous côtés par leurs aboiements rageurs. 

Nos “ALLEZ !”, “ALLEZ !”, en imitant les inflexions sonores de leur maîtresse qui les appelait à grands cris mais qui aurait dû, compte tenu de la situation, se départir de son flegme cavalier (dans tous les sens du mot) eurent l’effet souhaité et la meute vociférante ne tarda pas à regagner ses pénates.

Un conseil, devant des chiens qui aboient après vous, ne faites jamais de grands gestes, car en language visuel canin cela constitue une menace. Gardez bien les bras le long du corps ( je sais, c’est parfois plus facile à dire, moins facile à faire) et criez, FORT.

Nous nous éloignâmes pour profiter sereinement de notre pique-nique et ce fût l’occasion de déguster les muffins ayant échappé au premier engloutissage et le gateau-genre-qui-tient-au-corps amené gracieusement par une participante.

Nous retournions en forêt et arrivions à un belvédère surplombant les Vaux de Cernay. KONICA MINOLTA DIGITAL CAMERA  La descente est raide et le chaos des blocs de rochers, les fougères, le terrain sablonneux rappellent fortement Fontainebleau. Une fois en bas, on ne voit plus rien de l’abbaye, de son parc et de son étang.

Après avoir passé les aires de parking des Vallées et avant le carrefour du Chêne aux Loups, prenez plutôt à droite (et à angle droit) le sentier débalisé. Le chemin a disparu, recouvert depuis longtemps par des couches de feuilles mortes  mais de temps en temps, nous voyons les anciennes balises sur les troncs. Encore un parking plein de voitures (le domaine de l’abbaye comprend trois hôtels et un restaurant) et par un GR forestier nous passons le village d’Auffargis puis l’étang du Perray avant de terminer juste à temps la rando pour prendre le train du retour.

association Marchepied : http://marchepied.free.fr

les photos de Marie-Sandrine sont visibles en cliquant  ICI

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Dimanche 21 septembre   17 kms   “Monnet c’est gratuit !”

Aujourd’hui, virée à Bazoches-sur-Guyonne où Hélène (Journée du Patrimoine oblige) nous conviait à la découverte d’une paire de “sacrées” baraques. (au bas mot)

Départ de Coignières, puis traversée du Bois des Hautes Bruyères par des chemins creux, sauvages et pentus. Moment de convivialité avec des pêcheurs disputant le concours de la “plus belle prise” et des peintres du dimanche (oui je sais c’est péjoratif, mais nous étions bien un dimanche !) qui avaient installé leurs chevalets en bordure de lac.
Passé le village de St-Rémy-L’Honoré, nous arrivons à Houjarray pour visiter la maison du père de l’Europe et comme prévu, il n’y a pas foule. Aucune file d’attente avec plusieurs centaines de personnes qui font le pied de grue.

Munis d’audioguides et sous le patronage d’une hôtesse charmante et prompte à nous conter moultes anecdotes sur ce personnage d’envergure, nous entamions la visite de la maison.  Il semble que Mr. Jean Monnet fût de son vivant un personnage fort discret, son oeuvre étant largement méconnue de la plupart de nos compatriotes : ” Ah oui !  Jean Monnet, le peintre, mais sa maison n’est pas à Giverny ? “.

Notre écoute attentive et studieuse nous valu l’autorisation de pique-niquer en contrebas de la maison, sur la pelouse ensoleillée et fraîchement tondue.
Pour digérer, une ballade balisée par les bons soins des JEP _  Journées Européennes du Patrimoine (L’Europe, toujours L’Europe) nous permit de découvrir le village de Bazoches en long, en large et en travers.
Sur une place ombragée de tilleuls se dresse l’église St-Martin de Bazoches . Selon la plaquette qui nous est remise à l’entrée par des gens soucieux de conserver un tel patrimoine, l’édifice est très ancien (XIIe siècle) comme en atteste l’appareillage de pierres dit en “arêtes de poisson” dans les parties basses des murs, technique de construction utilisée depuis l’antiquité jusqu’aux environs du XIe siècle.
La mairie, elle, abrite une exposition en hommage à cette actrice de grand talent : Romy Schneider. Nous ne pouvions trop nous y attarder car la visite de la maison Carré débutait à 15h00.

Ce sera expédié “manu militari” par un guide-conférencier attentif à prévenir nos débordements potentiels : “TOUCHEZ PAS À ÇA !”
Rien à voir avec la matinée, ici ça débite !
Détail amusant, nous devons chausser des protections qui nous font ressembler à des nains de jardin géants ! La maison fait penser à la villa Savoye, mais avec plus de finesse dans l’agencement des pièces et dans la décoration. Savoye est en béton armé, Carré est en brique, cela fait toute la différence.

Après cette journée bien remplie, via Mareil-le-Guyon, nous mettions le cap sur la gare de Villiers-Neauphle-Pontchartrain où s’achevait notre randonnée.

 

plus d’infos :
maison de Jean Monnet www.yvelines.fr/culturel/musees/1 musee.htm

maison Louis Carré www.maisonlouiscarre.fr/

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Dimanche 14 septembre 2008   24 kms   “La colline inspirée”

J’aimerais que l’on m’explique pourquoi La Ferté est dite “sous” Jouarre alors qu’elle est au nord de ce village sur la carte, St-Germain-sous-Doué se trouvant lui au sud de Doué. Où est la logique ? C’est peut-être une question d’altitude me direz-vous, Jouarre étant situé plus haut sur un plateau tandis que La Ferté s’est construite sur le cours de la Marne. ”Sous” signifierait donc : “plus bas que” quel que soit la position géographique (nord, est, sud, ouest) par rapport au point de référence.

Nous quittons la gare et traversons la Marne avant d’emprunter un chemin doucement pentu. Nous suivrons un court instant l’aqueduc de la Dhuys dans une descente un peu raide vers le village de Courcelles sous Jouarre. Suit à nouveau une “montée” (80 métres de dénivelé quand même, ça c’est du parcours vallonné ! )
Après le village de Romény le tracé du GR 11 nous fera redescendre vers le cours du Petit Morin avant de passer à gué le ru du Choisel et de remonter dans le bois Marcou.
Nous cheminons sur un plateau et  le massif forestier de la forêt domaniale de Choqueuse vient heureusement rompre une ligne d’horizon qui serait par trop linéaire. 

3.jpg Curieusement on aperçoit la butte de Doué lorsque l’on a presque le nez dessus. L’église St-Martin construite au XIII siècle et d’inspiration gothique surmonte cette éminence (non, pas celle de Rome) qui culmine à 202 mètres   d’altitude. Ceci justifie le surnom de “phare de la Brie” si l’on considère la platitude du plateau briard, à moins qu’il ne s’agisse d’une dénomination plus spirituelle que géographique. En haut de la pente douce, des apprentis parapentistes s’entraînent à capter le moindre souffle de vent dans leurs voiles colorées comme des bonbons acidulés, espérant la rafale un peu plus puissante qui les aménera dans les champs de patates en contrebas par une courte mais néanmoins très agréable envolée. 

Le site me fait penser à celui de Rock of Cashell en Irlande. La même colline surmontée d’une église, comme une île au milieu d’un océan de prés verdoyants. Nous trouvons un coin pour déjeuner, le soleil tape fort et plusieurs d’entre nous s’abandonnent à une sieste. Le village de Doué à nos pieds est l’objet d’une vive animation. Il s’agira en fait d’un vide-grenier / barbecue avec stands d’artisanat dans la salle des fêtes.  

Deux randonneurs partis de Coulommiers sont censés nous rejoindre après avoir visité une exposition d’art contemporain (cette escroquerie permanente) au Moulin de Boissy-le-Châtel, mais nous ne les verrons point car ils passèrent trop de temps à visionner tous ces chefs-d’oeuvre inoubliables.

- “et ça, cela fait aussi partie de l’exposition ?”
- “non ça ce sont les toilettes, Monsieur”
- “Oh ! pardon !”

A Coulommiers, c’est la fête des Terroirs dans le parc des Capucins. Une fronde menace. Des membres du groupe expriment le souhait appuyé de faire un tour dans le but d’acquérir quelques hectogrammes du fromage local. Renseignements pris, il n’y a aucun exposant en commerce de bouche, la manifestation étant consacrée à l’artisanat. Finalement nous gagnâmes la gare où un adhérent pour nous faire passer le temps raconta ses déboires de consommateur (l’ histoire des artichauts pas mûrs et de la tente qui se déplie toute seule, s’envole puis tombe dans le ressac, au bas de la falaise : à se tordre).

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