Dimanche 19 octobre 2008 26 kms
Aujourd’hui, randonnée avec l’association Marchepied. Nous sommes un petit groupe, mais pas de regrets, surtout lorsque nous croiserons plus tard un escadron de 65 randonneurs, adhérents de l’association réputée qui organise des randos tous les jours.
Il fait beau, les sportifs : coureurs, marcheurs, promeneurs, cyclistes et vététistes sont de sortie. Après une première pause gourmande (Ah les muffins à la banane !) nous entrons dans le bois de Maincourt.
Le parcours est agréable, le sentier longe le cours de l’Yvette, nous ramassons des chataîgnes. Les couleurs d’automne ne sont pas au rendez-vous, tout est encore très vert.
Alliance, le chien qui nous accompagne, en profite pour pousser des pointes en éclaireur et revient ensuite de l’un à l’autre avec une infatigable vigueur.
A un jet de jambe du Château de Dampierre en Yvelines, nous passons devant la “Maison de Fer”, gîte d’étape censé ressembler à un châlet puis remontons au nord, vers Maincourt-sur-Yvette, pour redescendre plein sud, par un PR (balisé en bleu et blanc).
En sortant des bois, nous avions trouvé l’endroit idéal pour la pause-déjeuner (avec de l’herbe et au soleil) mais, d’un centre équestre tout proche, jaillit une demi-douzaine de chiens, ventre à terre. Le temps de surprise passé, nous faisions cercle autour d’Alliance, offrant le rempart de nos mollets (et quels mollets ! des mollets de randonneurs).
Moment fort, émouvant, cette protection silencieuse et immédiate autour de notre compagnon pressé de tous côtés par leurs aboiements rageurs.
Nos “ALLEZ !”, “ALLEZ !”, en imitant les inflexions sonores de leur maîtresse qui les appelait à grands cris mais qui aurait dû, compte tenu de la situation, se départir de son flegme cavalier (dans tous les sens du mot) eurent l’effet souhaité et la meute vociférante ne tarda pas à regagner ses pénates.
Un conseil, devant des chiens qui aboient après vous, ne faites jamais de grands gestes, car en language visuel canin cela constitue une menace. Gardez bien les bras le long du corps ( je sais, c’est parfois plus facile à dire, moins facile à faire) et criez, FORT.
Nous nous éloignâmes pour profiter sereinement de notre pique-nique et ce fût l’occasion de déguster les muffins ayant échappé au premier engloutissage et le gateau-genre-qui-tient-au-corps amené gracieusement par une participante.
Nous retournions en forêt et arrivions à un belvédère surplombant les Vaux de Cernay.
La descente est raide et le chaos des blocs de rochers, les fougères, le terrain sablonneux rappellent fortement Fontainebleau. Une fois en bas, on ne voit plus rien de l’abbaye, de son parc et de son étang.
Après avoir passé les aires de parking des Vallées et avant le carrefour du Chêne aux Loups, prenez plutôt à droite (et à angle droit) le sentier débalisé. Le chemin a disparu, recouvert depuis longtemps par des couches de feuilles mortes mais de temps en temps, nous voyons les anciennes balises sur les troncs. Encore un parking plein de voitures (le domaine de l’abbaye comprend trois hôtels et un restaurant) et par un GR forestier nous passons le village d’Auffargis puis l’étang du Perray avant de terminer juste à temps la rando pour prendre le train du retour.
association Marchepied : http://marchepied.free.fr
les photos de Marie-Sandrine sont visibles en cliquant ICI
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