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Voici quelques clichés pris par Salyha et par  Laure durant sa randonnée du 9 août, une boucle de 28 kilomètres en forêt de Rambouillet.

Comme prévu, nous sommes passés au moulin de Villeneuve, vaste propriété où résidèrent  Elsa Triolet et Louis Aragon.

Des visites sont organisées toutes les heures mais  la prochaine étant dans une bonne quarantaine de minutes,  nous avons  jeté un coup d’ oeil à la librairie libre d’ accès  puis décidé de faire seulement un tour dans le parc qui abrite des expositions temporaires d’artistes contemporains et  de prendre un café en terrasse.

plus d’info :  le site du Moulin de Villeneuve, cliquez   ICI

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Voici quelques vidéos de la session à la Coulée Douce du 19  juillet. prises par Erwan’ s family.

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«  La Coulée Douce »         51 rue du Sahel PARIS XII ème

Le dimanche 19 juillet à partir de 17h00, les « Froggies Stew » viendront égrener les notes de musique et de chant irlandais traditionnel. Si vous êtes toujours sur PARIS et que vous souhaitez écouter quelque chose de différent……..

La Coulée Douce programme régulièrement des concerts tous les dimanches de 17h00 à 21h00 (jazz, bossa, chanson française, musiques du monde et de nombreux artistes comme Ali Whitton)

www.myspace.com/aliwhitton

www.minga.net/spip.php?article179

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Dimanche   28   juin 2009   36 kms   « GR 1, l’intégrale (acte III) »

Sitôt sortis de la gare  de  Bourron-Marlotte,  le père Cogne-dur nous fait ressentir sa présence,  disposé à nous dispenser les luxs sans aucune restriction. Désireux d’échapper à cette ardeur solaire, nous gagnerons rapidement le couvert des arbres. Nous sommes à l’extrême sud de la vaste forêt de Fontainebleau.

Silencieux.  Écrasé de soleil, le village de Recloses  semble vidé de ses habitants. Ambiance « western » :   lorsqu’un cavalier fourbu qui chevauche lentement au milieu de la rue principale est tour à tour épié derrière les voilages et les fentes de persiennes par des autochtones intrigués de cette apparition soudaine et non désirée.

Juste avant d’entrer dans la forêt domaniale, nous quittons le GR13  et par une succession de longues routes forestières rectilignes,  remontons au nord-ouest pour effectuer la jonction avec le GR1.

Toute la matinée, nous marcherons dans un sable presque blanc, immaculé, qui contraste avec le vert vif des fougères et celui plus sombre des conifères.

Compte tenu de sa position géographique, ce tronçon du GR1 à l’écart de toute gare n’est pas vraiment fréquenté. Il possède l’avantage d’être ombragé sur la quasi totalité du parcours et par temps de cagnard comme aujourd’hui, c’est  très  appréciable.

Dans le tunnel qui passe sous l’autoroute A6, des inscriptions dénoncent l’O.N.F. comme une « machine à faire du fric ». Sa gestion forestière  privilégiant les plantations de résineux au détriment d’autres essences aurait  pour effet d’appauvrir les sols, dixit notre trésorier qui  en connait un rayon (ou plutôt une cerne).

C’est un débat récurrent. Lorsque j’étais adhérent au C.A.F.* il y a une douzaine d’années, le sujet faisait déjà polémique dans les colonnes du Paris Cham’ (le Rando Passion de l’époque) par tous les amoureux de Bleau attachés à protéger la forêt et à en conserver la diversité.

Nous entrons dans le sud du massif des Trois-Pignons, Le terrain, plat jusqu’à lors,  devient un peu plus vallonné (nous aurons d’ailleurs droit à une belle côte immédiatement suivie d’une  descente hors-sentier). Bien connu des amateurs de varappe, le rocher du Diplodocus n’est pas loin et nous croisons venant du parking des groupes décidés à défier la loi de la pesanteur.

Comme un message subliminal envoyé à nos estomacs,  la Route aux Poivres puis le Chemin de la Mée (zon ?) nous conduisent à l’endroit prévu pour la pause-déjeuner. Après avoir bouclé vingt kilomètres en un peu plus de quatre heures nous allons apprécier cette halte méritée.

Nous délaissons les tables de pique-nique trop proches des voitures pour nous poser au milieu d’un ensemble de blocs d’escalade où des grimpeurs sont déjà installés. Nos éclats de voix, nos rires et nos exclamations ont sûrement dû troubler leur méditation transe-ascendantale et l’accomplissement de leur voie.

Nadia, nous  gratifie d’ une bouteille de Bordeaux et le sac isotherme en a bien conservé la fraîcheur. Hélas !, dans sa précipitation matinale, notre échansonne a omis d’ emporter le matériel annexe qui permet d’ouvrir et de répartir le bon jus de la treille. Tel un magicien,  avec un sens de l’à-propos qui lui est propre, Jean-Claude (qui est un couteau-suisse à lui tout seul) pourvoyait gobelets et tire-bouchon tandis que Michel nous vantait au cours du repas l’esprit pratique et astucieux des gens d’outre-Quiévrain concernant le transport des oeufs durs en randonnée.

Un conseil aux esprits rationnels qui n’emportent toujours que le strict nécessaire : un peu de fantaisie, mettez dans le sac quelque chose qui ne vous servira pas.  On ne sait jamais, le superflu est toujours le bienvenu. (surtout s’il est comestible !)

Tout d’abord nous ne trouverons dans le cimetière de Vaudoué qu’ une vieille pompe rouillée et tarie. Le point d’eau est un peu plus loin, à proximité de quelques tombes où des combattants du Commonwealth ont trouvé ici un dernier repos.

C’est curieux comme le crissement du gravier sous les pieds rend tout de suite un lieu arpenté plus solennel, que ce soit le parvis d’ une église, un square ou une cour de sous-préfecture.

Nous emplissons nos gourdes d’une eau bien fraîche, parés pour la quinzaine de kilomètres qui restent à parcourir.

Après Le Vaudoué, le paysage campagnard reprend ses droits. À travers champ, notre groupe  avance  sous un  soleil de plomb et chaque sous-bois traversé est un îlot d’ombre et de fraîcheur. Nous les guettons de loin, comme des naufragés scrutent l’horizon à la recherche de l’atoll salvateur.

On passe devant la base de loisirs de Buthiers (où le CODERANDO avait organisé un week-end en octobre 2008) et au vu du nombre de voitures en stationnement, cette canicule ne semble pas avoir dissuadé le public de profiter des activités de plein air.

Arrivés à Malesherbes une trentaine de minutes avant l’ heure du départ,  nous prenions le temps de boire un pot, planqués au frais, à l’abri du soleil.

Dans le train du retour où chacun dégaine son paquet de biscuits, le goût canelle et vanille des speculoos nous invite à d’autres voyages, plus exotiques.
* Club Alpin Français

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Dimanche  10 mai 2009   28 kms   « Plein l’ Ysieux »

C’est marrant, il suffit d’ une demi-heure de RER pour se mettre au vert. Champs de blé, de colza, et avec ses chemins creux,  le paysage a des allures de campagne normande. Dans le coin, tous les noms de patelins se terminent par « en-France ». Nous sommes au coeur de ce territoire habité par des tribus franques qui donnera son nom au pays tout entier.

«Puiseux »,  « source des Abîmes », « Bellefontaine », toute la toponymie des lieux est liée à l’eau souterraine. L’Ysieux, elle-même, prend sa source au village de Fosses, tout proche, avant que son cours ne finisse dans l’Oise.

Tout à coup, des sifflements émis dans notre dos nous font nous retourner. Deux cyclistes arrivent à fond de train et n’ ayant pas installé de sonnette sur leur engin (eh, faut gagner du poids coco !) nous signifient par cette manière un peu cavalière notre obligation de nous écarter sur le bord du chemin, et vite.

Devant la détermination de ces excités du pédalier, nous nous écartâmes prestement. Heureusement,  les pratiquants de VTT ne conduisent (et ne se conduisent)  pas tous comme des fous du guidon, roulant à fond les galtouses. Ceux que nous rencontrerons par la suite allaient à une allure normale et prendront la peine d’ échanger avec nous un salut.

Le sentier traverse un terrain de golf. Les golfeurs que nous croisons nous souhaitent bonne randonnée, cela nous change des obsédés du chrono mentionnés plus haut. L’herbe (pardon, le « green ») est couverte de petits points jaunes. À coup de « drive », nos arpenteurs de pelouse fleurissent involontairement le gazon. Nous passons d’une atmosphère feutrée au silence et à la fraîcheur des bois de Jagny où le sentier musarde à son gré.

En sortant des bois, on s’installe en lisière pour déjeuner, cherchant un endroit à l’ abri du vent. Au loin, les clochers et les châteaux d’ eau qui affleurent la ligne d’ horizon permettent de reconstituer notre itinéraire de la matinée.

Maria étant retenue (pour  cause d’ escapade corrézienne), ce fût l’ ami Jean-Claude qui combla nos besoins dionysiaques du jour avec un Passetougrain de fort bon aloi.

Beaucoup succombèrent à une petite sieste réparatrice qui fut seulement troublée par un ronronnement rageur et irrégulier  (imaginez  le bourdonnement d’ un très gros moustique). Un amateur d’ aéro-modélisme s’ entraînait au milieu des champs en faisant décrire dans le ciel de savantes figures acrobatiques à un aéronef miniature. Amusant contraste avec les avions de ligne qui, à basse altitude, entamaient au loin leur approche sur l’ aéroport de Roissy distant d’une dizaine de kilomètres.
Deux dormeurs seulement furent pris en flagrant délit, les autres s’ étant judicieusement réveilllés avant  d’ être capturés sur la pellicule par une  randonneuse facétieuse.

Par un sentier ombragé, nous redescendions le long du golf pour remonter plein nord vers le Chateau d’ Hérivaux et la forêt de Coye où, (au hasard d’une  pause-technique ?), une randonneuse  tomba sur un parterre de muguet qui fût prestement délesté de ses brins. Ainsi fleuri, mais sans slogans ni drapeaux rouges, notre petit groupe s’achemina vers la gare en  un tardif  hommage  au 1er mai .

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