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Ce dimanche grande canicule sur la capitale, donc nous voilà partis depuis Lardy vers Sermaise . Nous passons de petites forêts à de  grandes plaines. Heureusement nous descendons vers Saint Sulpice de Favière. Ce joli village de l’Essonne est connu pour la beauté et la grandeur de son église. C’est en fait une église dédiée  à Sulpice le Bon, un saint évêque berrichon (mort le 16 janvier 646) qui, selon la tradition, aurait ressuscité un enfant noyé dans la rivière.

Très claire, avec de beaux vitraux. La courte visite de l’église  nous a permis de reprendre des forces pour continuer notre randonnée.  Après la pause déjeuner nous avons suivi le GR 1 en direction de Dourdan.

Traversées des grandes plaines céréalières heureusement par cette journée de chaleur excessive, les passages boisés étaient les bienvenus. Belle randonnée que l’on apprécierait plus sous d’autres conditions atmosphériques.

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Texte de Monique

Malgré le soleil timide le matin nous n’avons pas manqué de remarquer les effets de la lumière naturelle qui fit sortir les peintres impressionnistes de leurs ateliers entre Louveciennes et Marly le roi.

A peine sortis de la gare notre voyage dans le temps commençait avec la découverte au détour d’un virage du joli petit château du Pont dans un endroit charmant et bucolique. Un des rares châteaux de Louveciennes dont le parc n’a pas été loti.

Nous grimpons ensuite à travers le bois de Louveciennes, passant devant la Chataigneraie, ancienne propriété du Maréchal Joffre pour rejoindre le parc de Marly.

Comme Louis XIV lorsqu’il arrivait de Versailles, nous franchissons la grille et nous engageons dans l’allée royale pour nous retrouver devant les ruines du pavillon royal. Des reproductions d’époque du site  nous donnent à rêver  du faste et de l’intimité des lieux et nous nous prenons pour des « marlis » invités par le roi. Nous pique-niquons en haut du tapis vert qui remplace ce que fut la rivière d’eau, cascade qui dévalait le coteau sur cinquante deux marches de marbre rouge et verts. Belle perspective sur la vallée de la Seine et sur Saint-Germain-en-Laye. Tantôt sous une allée de tilleuls tantôt sous une allée de platanes nous circulons dans le parc  jusqu’à la terrasse de l’Abreuvoir. Depuis 1985 des moulages des Chevaux de Marly sont installés à l’emplacement des originaux en marbre de Carrare conservés dans la cour Marly du musée du Louvre.

Nous quittons le parc pour nous rendre vers le majestueux aqueduc de Marly (650 m de long, 36 arches) grâce auquel les animations aquatiques des parcs de Marly et de Versailles furent possibles.

 Nous traversons le hameau de Voisins  qui inspira aussi bien Pissarro que Sisley ou Renoir dont nous pouvons régulièrement admirer les tableaux reproduits sur des plaques émaillées.

Un petit détour vers le château de la Comtesse du Barry et nous revenons place de l’église au centre du village de  Louveciennes. Nous sommes au pied du clocher que nous apercevions au loin tout au long de notre parcours. Petite incursion dans le parc des Trois Grilles pour admirer de magnifiques arbres centenaires et arrêt devant la maison des grands-parents de Brigitte Bardot.

Notre voyage dans le temps va se terminer devant l’atelier qu’Auguste Renoir occupa de 1897 à 1914. Même s’il y séjourna une quinzaine d’années ce furent Camille Pissarro et Alfred Sisley qui furent les plus inspirés par Louveciennes et ses environs où ils ont peint respectivement 84 et 81 oeuvres.

Si des vocations de peintres sont nées en ce dimanche de mai parmi les randonneurs qu’ils n’oublient pas de nous en faire part !

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D’Etampes à Dourdan 27 kms sous un beau soleil. L’Eglise de Saint Martin d’Etampes est très belle, mais son clocher est vraiment penché. 

La photo de  groupe vous montre de quel côté il penche. Elle se trouve sur le parcours en direction de Saint Jacques de Compostelle. Mais nous, on s’arrêtera  avant.

La traversée de l’Hurepoix, entre plaine et  forêt. Saint Hilaire, Chalo Saint Mars et autres petits villages à une heure de Paris. Une belle région rurale. Des champs à perte de vue.

A la pause de midi, Régina nous a enseignés quelques positions de Yoga, et nous avons parlé de poésie allemande.

Puis nous avons continué notre chemin par une grande plaine jusqu’à la forêt de Dourand. Elle est très belle. La descente vers la ville est douce. Avant d’arriver en ville nous avons suivi un canal, et les canards sont venus nous saluer. 

Superbe journée sous un beau soleil, avec  une belle ambiance parmi les randonneurs.Tout ce qui faut pour décompresser d’une semaine de travail…

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Texte de Pascal.

« Dix kilomètres à pied, ça use les souliers » dit la chansonnette. Mais combien de kilomètres ont-ils parcouru, les randonneurs du XIe arrondissement de Paris ce dimanche 17 avril 2011 au Château de Versailles ? Bien malin qui pourrait l’évaluer. En effet, en dehors de la pause picnic, cette randonnée n’aura pas été de tout repos, étant donné l’immensité du château et de ses jardins.

Tout est parti d’une idée émise par Monique de Oberkampf, sous l’impulsion de son ami Pascal (l’Africain du Bénin) de passage à Paris. L’idée a plu à d’autres membres du club des randonneurs qui ont accepté de s’y associer ; c’est ainsi qu’à la gare d’Austerlitz, lieu de rassemblement pour le RER, on avait la joie de rejoindre et d’être rejoints par Marycka, Elisabeth, Salyah et Josette. Avec Monique, il y avait Caroline, sa nièce de passage aussi à Paris et du côté de Pascal, David et ses deux filles. Ce fut donc un bel ensemble coloré fort de dix personnes qui a embarqué pour Versailles. A la descente, il fallait évidemment remarquer le monde impressionnant de co-visiteurs, assoiffés de découvrir ou redécouvrir les merveilles de la prestigieuse histoire de France.

Une fois les formalités achevées, nous voilà à l’intérieur du domaine. C’était le jour des grandes eaux musicales, donc un programme exceptionnel. Fallait-il démarrer la visite par les grandes eaux, ou par le château ? Les avis étant partagés un compromis fut néanmoins bien vite trouvé de commencer par le château, « symbole de l’absolutisme royal et incarnation de l’art classique français.» Mais quelle merveille ? La galerie des glaces, les grands appartements du roi, l’appartement de la reine, aucun endroit n’a véritablement échappé à nos yeux.
Pause picnic. A ce moment, David devra se retirer pour des contraintes familiales et le groupe fut donc réduit à sept. Marycka décide de faire une petite sieste.  Salyah n’arrête pas sa chasse aux images, encouragée par Pascal, soucieux de conserver une mémoire de sa présence sur les lieux. Caroline, muette et contemplative. Fin de la pause ; Monique reprend la direction des choses ; à la lumière d’une carte, aidée des autres, nous entamons la promenade à l’intérieur de la grande verdure, les bosquets, les allées, aussi chatoyants les uns que les autres, le Trianon, le petit Trianon la ferme et tout le reste. Les impressions ne se font pas désirer. Pascal retrouve en grandeur nature, l’objet de son sujet de recherche : l’espace vert au service d’une vie urbaine pour davantage d’harmonie, d’humanité et de qualité de vie ; il faut une bonne dose de cœur et d’amour pour réaliser une telle œuvre, pense t-il ; et beaucoup de folie aussi ajoutera Elisabeth. La folie des grandeurs ? Elle est parfois constructive. Tout cela paraissait interminable, mais très intéressant à la fois.

A l’approche de l’heure annoncée pour les eaux musicales, le groupe s’empresse de se retrouver aux endroits appropriés. Seule la splendeur s’exprimait au travers de ces dispositifs de jets d’eaux accompagnés par une musique langoureuse et vivifiante. Tout était luxuriance, tout était vert, un vert rehaussé par l’éclat des eaux, dans une orchestration savante qui laisse le visiteur simplement admiratif et pantois ; et pour couronner le tout, un spectacle des grandes eaux musicales dans le Bassin de Neptune.

C’est la fin, moment du retour ; quelques rapides achats d’objets de souvenirs et nous voilà sur le quai de la gare où nous attendait le train. Un départ de Versailles à grand regret ! Et que dire après tout cela ? Simplement merci. Merci à la France, merci au roi, à la reine, à la cour royale, à tous les français qui ont su conserver de si belle manière un patrimoine aussi gigantesque. Merci au club des randonneurs, merci à Monique pour cette merveilleuse idée. Une partie de Versailles vit dans le cœur de tout visiteur où qu’il se retrouve.

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 Texte de Catherine

Il faisait beau, même chaud, pour la visite des Passages Couverts.

 Rendez-vous est pris Place Colette et les jardins du Palais Royal sont à deux pas. Nous nous y rendons. Nous traversons la Cour d’Honneur et l’œuvre de D. Buren, et un cours d’histoire s’impose. Le Palais a été construit par l’architecte J. Lemercier (à partir de 1622) à la demande de Richelieu. Il s’agissait donc du Palais Cardinal  puisque Richelieu fréquentait avec « assiduité » le brillant salon que la marquise de Rambouillet tenait en son hôtel. 

 Il a été entièrement reconstruit vers 1781, des galeries sont alors érigées sur le pourtour du jardin et vendues à des commerçants.

A la veille de la Révolution française, le Palais appartenait à Philippe IV d’Orléans. Et le Palais Royal devint un lieu d’agitation et un lieu de divertissement et de débauche. Puis à la Révolution, le centre de toutes les agitations populaires. Ainsi, le 12 juillet 1789, Camille Desmoulins harangua la foule. La révolutionnaire Anne-Josèphe Théroigne y apparaissait aussi avec sa bande de femmes … Et en 1793 le Palais devient « bien » national.

En 1814 le Palais fut restitué à la famille d’Orléans. Pendant la Commune, fin 19ème siècle, l’édifice fut incendié.

Le Conseil d’Etat s’y installa en 1875. Le Conseil Constitutionnel et le Ministère de la Culture y siègent également. La Comédie Française et le Tribunal des conflits aussi.

 Nous poursuivons par les Passages Couverts de Paris. Ils sont un ensemble de voies tracées au milieu des immeubles, abritant le plus souvent des galeries commerciales.

La plupart des Passages Couverts furent construits pendant la première moitié du 19ème siècle, afin d’abriter une clientèle aisée, des intempéries, et de proposer le plus souvent un ensemble de commerces variés. Paris comptera jusqu’à 150 Passages Couverts dans les années 1850 et exportera le modèle vers plusieurs autres villes en France, puis à l’étranger à la fin du 19ème siècle.

Les travaux d’Haussmann, qui ouvrent les quartiers en perçant de grandes avenues, et la concurrence des grands magasins conduiront à la disparition de la plupart des Passages.

 « Galerie Véro-Dodat – 1er ». Construit en 1826, ce Passage Couvert tient son nom des deux riches personnages qui l’ont fait construire. Le sol et les plafonds sont joliment décorés. Il est classé depuis peu.

« Galerie Vivienne – 2ème ». Construite en 1823, elle est considérée comme la plus luxueuse de Paris. Son architecture et sa décoration, faites de hauts plafonds ornés de pilastres, d’arcs et de corniches ainsi que de sculptures, en fait un lieu très cossu.

« Galerie Colbert – 2ème ». Cette luxueuse galerie, située à l’emplacement de l’un des anciens hôtels particuliers de Colbert, a expressément été construite pour concurrencer la galerie Vivienne, en 1826.

« Galerie Choiseul – 2ème ». 1825/1827 construite à proximité des Grands Boulevards. Le lieu possède un passé littéraire. A. Lemerre, le premier éditeur des Poètes Parnassiens et Louis-Ferdinand Céline y vécut enfant. Le théâtre des Bouffes Parisiens possède sa sortie secondaire dans le Passage et contribue ainsi à l’animation du lieu.

« Passage des Panoramas - 2ème ». Le Passage des Panoramas a été construit en 1834. Entre les Grands Boulevards et le Quartier de la Bourse, ce passage abrite un théâtre ; il est aussi connu des collectionneurs pour ses boutiques spécialisées en philatélie ou en cartes.

« Passage Jouffroy – 9ème ». Construit en 1845 dans le prolongement du Passage des Panoramas. On y découvre l’une des sorties du célèbre musée Grévin.

Il est un témoin de l’importante évolution technologique du 19ème siècle. C’est le premier Passage entièrement construit en métal et en verre. Il fut également le premier Passage chauffé par le sol. Il a été entièrement rénové en 1987.

« Passage Verdeau – 9ème ». Dans le prolongement des Passages des Panoramas et Jouffroy il fut édifié en 1847. Le Passage tient son nom de M. Verdeau, l’un des promoteurs du Passage. Il possède une haute verrière en arête de poisson et un dessin néoclassique épuré.

L’ouverture de l’hôtel Drouot a attiré de nombreux antiquaires.

 Les deux heures de visite dans un Paris du 19ème siècle s’achève dans ce petit passage un peu en retrait. Merci de votre participation intelligente et enjouée à mes sorties.

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