Archives pour la catégorie “Randonnées”
Publié par Pierre dans Randonnées
(texte de Catherine).
Nous nous retrouvons devant la Fontaine aux Lions de Nubie. Une œuvre conçue en 1811 par Monsieur Girard, l’ingénieur du Canal de l’Ourcq.
Quelques instants nous nous attardons devant la Cité de la Musique afin de consulter le programme de la soirée qui s’annonce riche en musiques du monde.
Les rayons du soleil caressent nos visages et ils sont un encouragement à la visite des jardins.
Notre départ se fait au jardin des Miroirs : un paysage onirique reflété par 28 miroirs. Juste à côté, au jardin des Passagers une visite guidée commence. Nous rejoignons le groupe déjà constitué. L’animateur nous explique les plantes, il nous fait goûter certaines fleurs. Nous posons des questions, et sommes très heureuses d’être dans ce coin enchanteur de Paris.
Notre périple contourne le Jardin des Vents et des Dunes, dont le décor balnéaire invite les enfants à de multiples jeux évocateurs de vacances, et nous mène aux Jardins des Frayeurs Enfantines : une mystérieuse forêt d’épicéas bleus et de bouleaux baignée d’une étrange musique. Nous la traversons à pas rapides car nous avons très peur …
Et le Jardin des Ombres ressemblant comme un frère jumeau à un jeu de dominos est savamment éclairé. Des musiciens africains y sont installés. Dans son prolongement le Jardin des Voltiges où enfants et adultes s’amusent à des jeux de mouvements et d’équilibre.
A ne pas manquer le Jardin des Bambous. Nous empruntons un escalier bordé de cascades pour nous y rendre.
Nous ressortons sur le Jardin des Equilibres. Il s’agit de grands cerfs-volants métalliques, tels des oiseaux géants, parmi la végétation.
Plus émouvant, nous traversons le Jardin de l’Artère. Un hommage à tous ceux qui ont lutté et qui luttent encore contre le Sida.
Rafraîchissant, le Jardin de la Treille avec son raisin noir que viennent déjà picorer les oiseaux. 90 petites fontaines murmurent parmi les ceps de vigne et les plantes grimpantes.
La fin de notre périple approche. Le Jardin du Dragon. Un jouet géant de 80m de long dont la langue forme un immense toboggan. Et le Jardin des Iles. Des allées pavées de marbre noir et blanc serpentent entre des monticules boisés.
Après tant d’efforts nous nous réjouissons de trouver sur la pelouse du parc, si près de la Géode, qu’elle nous reflète, un endroit sympathique et encore ensoleillé. Regina installe sa jolie nappe sur l’herbe. Le vin est bon. La cuisine est, comme à chaque pique nique, copieuse et délicieuse. L’ambiance est joyeuse. Arnaud, notre nouvel animateur, vient nous retrouver pour partager ce festin.
Encore merci à vous de votre générosité.
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Publié par Pierre dans Randonnées
Nous voici partis pour traverser la forêt de Chantilly ce dimanche matin. Toujours aussi belle. Grandes allées très larges. En cours de route nous croisons un cavalier. Chantilly est bien la cité aux chevaux.
Vers midi nous arrivons à Senlis. Déjeunons dans un grand parc avec des beaux arbres.
Ensuite nous visitons sa cathédrale Notre-Dame. Elle est l’une des plus petites de France (sa flèche s’élève à 78 mètres !). Elle est aussi particulière car sa construction commença au XIIe siècle pour s’achever au XVIe siècle. de style gothique du primitif au flamboyant.
La ville rassemble quelques beaux hôtels particuliers certains sont remarquables. Le centre ville avec ses ruelles moyennâgeuses. Des maisons à pans de bois, ou en pierre de taille, méritent que l’on s’y attarde. Nous quittons à regret Senlis ville fortifiée par les Romains.
Une journée bien remplie entre rando et visite culturelle.
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Publié par Eric dans Randonnées
Départ matinal pour 8 randonneurs ( parité= 4 femmes, 4 hommes) qui a permis d’échapper à la chaleur et, aussi, de finir de bonne heure. La première partie du trajet a réservé une mauvaise surprise: l’existence de propriétés privées , dont l’Office de la Chasse, avec les panneaux » propriété privée-défense d’entrer » nous a privés du tour du vaste lac d’Armainvilliers et nous a obligés à trouver des échappatoires dans la forêt, dont l’ancienne voie romaine : du coup, la partie forêt et sous bois a représenté 70% du trajet. La pluie nous a surpris à la fin du repas; devant la nécessité de se protéger de la pluie, Arnaud a innové avec l’adoption de l’imperméable-couverture de survie, le passage humide n’a pas duré longtemps. La numérotation sur les arbres , l’attention de chacun nous a bien aidés ainsi que l’indispensable boussole ( parties hors Gr et adaptations aux modifications du trajet initial). Et comme toujours: bonne humeur et convivialité. A recommencer..mais, en plus,en trouvant un moyen d’atteindre le lac.
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Photos d’Elli et de Jean Claude
Ce samedi matin à une heure pas trop matinale nous nous retrouvons Gare Saint-Lazare à cinq pour « grignoter » les falaises surplombant la Seine entre Mantes-la-Jolie et Bonnières-sur-Seine. Une fois n’étant pas coutume, la gente féminine est en minorité, il faut dire que près de 900 m de dénivelés et 30 kms ont de quoi rebuter.
Sur le trajet en train nous menant à Mantes, nous traversons des zones de brouillard, mais une fois arrivés, on devine le soleil caché derrière ce voile gris. Nous voici partis, laissant le Musée de l’Hôtel Dieu sur notre droite, nous faisons un crochet pour passer devant le portail de la collégiale Notre Dame qui est la première église médiévale du département et la seconde d’Île-de-France après Notre-Dame de Paris et qui possède la rosace la plus ancienne de France.
« Une collégiale est une église qui a été confiée à un collège de clercs ou chapitre collégial, c’est-à-dire à une réunion de chanoines (de nombre variable selon les lieux) qui se tient ailleurs qu’au siège épiscopal. »
Nous traversons la Seine (un vrai miroir) par le pont neuf, à notre droite le vieux pont dont le centre à été détruit en 1940 et Jean Claude pressé de longer la Seine tourne à gauche prématurément en direction du Parc des Expositions, l’erreur d’orientation est vite corrigée et nous reprenons le bon chemin qui nous mène sur les hauteurs de Mantes ou nous pouvons d’un coup d’œil dominer la ville.
Le soleil commence à percer, heureusement une grande partie des sentiers que nous allons traverser sont dans les bois ou fort ombragés. Un mauvais choix dans la descente à cause d’un arbre en travers du chemin nous fait parcourir 200m en plus et nous arrivons au centre du village de Follainville-Dennemont un peu perdus, hors GR, deux Vttistes qui nous avaient doublé à la sortie de Mantes-la-Jolie nous indiquent le chemin, confirmé par un autochtone.
Les railleries fusent à mon égard et Céline profitant de l’occasion qui lui est offerte, me fait très justement remarquer (avec une pointe d’ironie) que ce genre d’incident arrive lorsque l’on n’a pas fait de reconnaissance, j’en serai quitte à offrir une tournée générale à l’arrivée.
Le cheminement continue sans incidents et nous arrivons à Vétheuil situé dans le Vexin français, ce village est située dans une courbe de la Seine, le village est renommé pour avoir été le cadre du séjour de Claude Monet, peintre impressionniste qui y peignit environ 150 de ses œuvres. Nous le traversons en nous arrêtant au chevet de l’église dont le toit est à motifs polychromes, et la façade de part son style nous intrigue.
« L’église de Vétheuil est de fondation très ancienne ; des sarcophages mérovingiens ont été mis au jour en 1906 dans sa nef. Sa dimension importante pour un village reflète sa vocation d’église de pèlerinage. On y accède grâce à un escalier de 50 marches large de 5 m, qui débouche face au portail sud. Le chœur fut édifié à la fin du XIIe siècle, et le clocher élevé au XIIe siècle. Le portail occidental est achevé en 1540 et le portail méridional a été édifié en 1551. »
Nous attaquons la montée sur les crêtes des falaises qui nous mèneront à la Roche-Guyon et son château.
La Roche-Guyon est le lieu de l’intrigue imaginée en 1960 par Edgar P. Jacobs dans sa BD « Le Piège diabolique ».
Nous prenons le temps d’une pose pour déjeuner suivie d’une courte sieste abrités du soleil sous un ombrage bienfaiteur et non loin de la piste de l’aérodrome de Mantes-Chérence ou l’on pratique le vol à voile.
Elli qui est venus pour parfaire son entraînement avant une traversée de quinze jours dans les Alpes empreinte les bâtons que j’avais eu la précaution de prendre, ils peuvent toujours être d’un bon secours selon la nature du terrain.
Nous continuons sur les crêtes et nous pouvons admirer les falaises calcaires que nous venons de parcourir, la Seine serpentant en contre bas et le site de la Roche-Guyon que nous allons atteindre par une longue descente qui se termine par un escalier construit récemment je pense (je n’avais pas souvenir d’avoir emprunté cet escalier en 2005).
« La Roche-Guyon (Rupes Guidonis) tire son nom de la situation géographique de son château : La Roche de Gui du nom des propriétaires successifs qui, du XIIe au XVe siècle, occupèrent la forteresse.
Vers 1190, un donjon est édifié relié au château par un escalier souterrain d’une centaine de marches creusé dans la falaise ; il domine les vallées de la Seine et de l’Epte, dans une position stratégique exceptionnelle. Au XIIIe siècle, est construit le manoir d’en bas qui fait peu à peu disparaître le château troglodytique, l’ensemble constituant alors avec le donjon une remarquable forteresse double. »
Un arrêt face au château sur la petite place ombragée ou nous nous rafraîchissons quelques instants et nous voilà repartis pour l’ultime montée sur les crêtes qui nous mènerons à notre destination, à l’embranchement du diverticule et du GR2, autre point de vue sur la Seine, nous mangeons nos dernières cerises et sommes envahis par une caravane de voitures avec un concert de klaxons fêtant une heureuse union.
Nos deux gaillards, Arnaud et Bruno (troisième du nom) talonnés par Céline et Elli ayant menés grand train, nous pénétrons déjà dans Bonnières ou je les mène directement sur le quai de la gare, l’horaire de retour étant respecté, nous décidons non pas la tournée générale à Bonnières mais à Mantes-la-Jolie ou nous prenons le temps de savourer une bonne boisson fraîche avant de regagner Paris un peu tardivement, mais c’est l’été et cette journée (fort réussie et toujours sous la bonne humeur) avait un avant goût de vacances.
Jean Claude
Mots-clefs : Bonnières-sur-Seine, Claude Monet, crêtes, falaises, la Roche-Guyon, Mantes-la-Jolie, Vétheuil, Vexin français
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Publié par Céline dans Randonnées
Rendez-vous matinal en ce samedi 10 juillet pour découvrir la capitale du Ponthieu à 2 heures de Paris. A peine sommes nous arrivés que la gare, classée Monument historique, se laisse admirer. Quelques pas plus loin, notre petit groupe de randonneurs découvre avec étonnement un monument érigé le 7 juillet 1907 en mémoire du chevalier de La Barre, victime de l’intolérance religieuse. Le monument a la forme d’une colonne biseautée, sur la partie supérieure de laquelle est gravée l’inscription suivante : « Monument élevé par le Prolétariat à l’Emancipation intégrale de la Pensée humaine« .
Néanmoins, la découverte d’Abbeville, de son centre-ville historique et des rives de la Somme n’étant prévue qu’au programme de l’après-midi, nous ne nous attardons pas et nous traversons la ville pour rejoindre la traverse de Ponthieu. Nous empruntons cette ancienne ligne ferroviaire réhabilitée en chemin de randonnée pour les piétons, cyclistes et cavaliers jusqu’à la commune de Caours-L’Heure que nous quittons pour rattraper le GR 123. En chemin, nous apercevons quelques lapins, des troupeaux de vaches laitières, des champs de céréales – bref, un paysage agricole varié. En pleine campagne, les gourmands se trahissent et s’arrêtent pour goûter de petites cerises sauvages…
Alors que le soleil commence à brûler, au détour d’un chemin, nous apercevons l’abbatiale de Saint-Riquier.
Jadis appelée Centule (la ville aux cent tours), la ville que nous nous apprêtons à découvrir est riche d’un patrimoine qui témoigne de son passé prestigieux (son abbatiale, son beffroi classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, son Hôtel-Dieu, les vestiges de quelques tours, etc). Nous avons la chance de pouvoir apprécier l’intérieur de l’Abbatiale, sa statuaire, ses fenêtres hautes qui laissent réfléchir la lumière sur la pierre blanche, son grand orgue. Il était moins une… en effet, en ce mois de juillet, les concerts du Festival de musique classique de Saint-Riquier se déroulent essentiellement dans l’abbatiale qui est fermée au public pour l’occasion.
Après un petit détour par le parc de l’ancienne abbaye (aujourd’hui le Centre culturel – Musée départemental) où ont été reconstituées d’anciennes granges picardes, nous nous retrouvons dans le jardin du presbytère dans lequel le prêtre de la paroisse nous a gentiment proposé de déjeuner. Quelques instants de répit, de sieste pour certains à l’ombre de rares arbustes… avant de repartir sous la chaleur (si, si… même en Picardie, même dans le département de la Somme, il peut faire beau et chaud !).
Après avoir jeté un dernier petit coup d’œil à la pâtisserie de la place de l’Eglise et être passés devant la maison « de Napoléon », nous nous arrêtons devant l’arrêt de bus. Non par accès de fainéantise mais le programme de la journée étant chargé, il est préférable de faire le retour Saint-Riquier/Abbeville en bus – précision par laquelle je devance et fais taire les commentaires malveillants de quelques fanatiques de la marche… Nous attendons donc un autocar censé nous ramener vers Abbeville. « Censé » car, à en croire les Centulois, et contrairement au calendrier de fonctionnement des lignes de bus, il n’y aurait pas de bus qui passerait en ce samedi de période estivale ! Finalement, dame Fortune est somme toute avec nous et nous rejoignons Abbeville en 10 minutes à peine.
Nous voici alors repartis pour une découverte de la ville au-delà des anciennes fortifications, le long du parcours de « La ronde de l’eau ». Ce parcours nous rappelle que l’eau est reine dans la capitale de la Picardie maritime. Nous passons au travers des marais de Saint-Gilles, parcourons le chemin des canotiers longeant la Somme, suivons le chemin de halage le long du canal avant de retraverser un pont qui nous ramène vers le centre-ville. Nous contournons l’église Saint-Jacques, passons à côté du bâtiment Art Nouveau des Bains douches, nous arrêtons devant des maisons du 16ème siècle, traversons le jardin du carmel d’Emonville avant de nous arrêter pour visiter l’église du Saint-Sépulcre.
Eglise du 15ème siècle pour laquelle l’artiste peintre Alfred Manessier a conçu les vitraux dans les années 80. A la faveur des couleurs diffractées que le déplacement du soleil et des nuages ne cessent de renouveler, les vitraux célèbrent la victoire de la vie contre la souffrance et la mort à travers l’évocation des derniers jours du Christ et sa résurrection.
Nous pénétrons ensuite dans le parc de la Bouvaque pour y découvrir ses sources bleues.
Les sources bleues : On ne les trouve que dans les massifs calcaires. Leur couleur si particulière s’explique physiquement par les différences de température entre l’eau de surface et l’eau provenant des profondeurs.
Nous ressortons du parc pour longer le Scardon et les maisons à « jardins flottants » qui le bordent. Nous entrons à nouveau dans le parc de la Bouvaque. Parc de 60 hectares, il abrite des marais avec ses canards, qui en font un lieu de promenade privilégié. En sortant du parc, nous nous dirigeons enfin vers le joyau de la cité, la collégiale Saint-Vulfran. Nous admirons cet édifice du gothique flamboyant, ses deux tours hautes de 55,80 mètres, sa façade en pierre de grès et de craie, son portail central orné de sculptures de style picard.
Le Gothique flamboyant. Aussi appelé gothique tardif, il naît dans les années 1350et se développe jusqu’à la fin du 15ème siècle, voire début du 16ème dans certaines régions. Le gothique « flamboyant » tire son nom des motifs en formes de flammes (soufflets et mouchettes) que l’on peut voir dans les remplages des rosaces ou sur les gâbles. Par rapport aux périodes précédentes (gothique classique et rayonnant), la structure des édifices reste la même mais leur décor évolue vers un ornement exubérant, caractérisé par une grande virtuosité dans la taille de la pierre.
L’intérieur est également à découvrir pour ses chapelles latérales, ses vitraux, son chemin de croix peint par William Einstein, etc. Classé monument historique en 1840, la collégiale subit malheureusement de nombreux dégâts au cours de la seconde guerre mondiale. Une campagne de restauration a été entreprise pour lui redonner sa beauté d’autrefois.
Nous terminons notre découverte d’Abbeville en faisant un petit détour par le beffroi. Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, il abrite aujourd’hui le musée Boucher de Perthes.
Après en avoir pris plein la vue et les jambes, nous nous arrêtons (enfin) et nous octroyons un petit rafraîchissement avant de reprendre le train vers Paris. De l’avis de tous, ce fut une journée réussie, fatigante mais tellement enrichissante !
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