Vous étiez au rendez-vous sur le quai de la station Châtelet Pont au Change (ligne 7). L’heure de départ à peine écoulée nous partons à la recherche de l’œuvre d’art 17ème siècle qui s’y cache. Chacun y va de son intelligence et de sa bonne humeur. Se trouve-t-elle au plafond, sur les murs, sur les voies … est-elle visible, dissimulée ? Nous l’apercevons en bout de quai complètement cachée, il s’agit d’une voûte légèrement plus haute que le tunnel et qui est actuellement l’ouvrage d’art le plus ancien du métropolitain parisien.
Nous sortons avenue Victoria et nous dirigeons vers la Mairie de Paris. Nous passons devant l’Hôtel de Ville sans y prêter garde, il n’est pas prévu dans notre balade. Nous traversons la Seine pour rejoindre la rue des Ursins où se trouve notre « vraie-fausse maison médiévale ». Une pause devant l’originalité de cette demeure due à la folie de Fernand Pouillon, un architecte contemporain qui fit l’acquisition d’une ruine et la transforma (un an de travaux) en cette curieuse copie de maison médiévale.
Nous poursuivons par la rue des Chanoinesses où se trouve une minuscule allée cachée derrière une porte ancienne, nous la poussons et (tant pis pour le respect que nous devons aux anciens) nous marchons sur des tombes comportant pour certaines des lettres gothiques encore lisibles.
Notre prochaine destination est la Place Saint-Michel. Les personnes présentes à ma précédente sortie expliquent à ceux qui n’y étaient pas l’histoire de cette fontaine monumentale.
La rue de l’Hirondelle (à l’ouest de la place) et nous sommes plongés en plein 18ème siècle. Nous empruntons plusieurs petites rues et au croisement de la rue des Grands Augustins et de la rue du Pont de Lodi un hôtel particulier (malheureusement impossible à visiter) accueilli dans les années 1920 P. Picasso et c’est dans ce lieu parisien qu’a été peint Guernica.
Rue de Nesle nous (les femmes) taquinons les 3 hommes présents : et oui les belles-filles de Philipe Le Bel étaient « volages » « infidèles » et elles tuaient mêmes leurs amants … ça donne des idées quand même … En tout cas la légende de la Tour de Nesle est tenace et nous a beaucoup amusées …
L’heure est au sérieux lorsque nous nous arrêtons devant l’Institut de France « Académie française, des sciences, des Beaux-Arts etc. bref que du « beau monde » …
A l’école des Beaux Arts nous prenons le parti de nous arrêter ¼ heure pour visiter chacun à son rythme ce merveilleux endroit. En fait, le ¼ est devenu demie heure tellement nous étions éblouis par tant de beauté. A visiter absolument sans omettre la chapelle.
Saint-Germain des Prés, la rue des Canettes dont l’existence est avérée depuis 1260. La rue des petits bistrots et le n°5 fut le lieu de réunion du « cénacle des buveurs d’eau » entre 1840 et 1843. Malheureusement il ne reste plus grand-chose des petits bistrots d’antan. Aujourd’hui magasins de chaussures jouxtent les magasins de bijoux, vêtements …
L’église Saint-Sulpice s’impose à nous. Le Da Vinci Code lui a apporté la célébrité, alors pas question de résister nous nous accordons du temps pour voir le gnomon. Cet instrument de mesure astronomique est un obélisque de marbre blanc duquel part une ligne de cuivre incrustée au sol. Nous sommes donc loin du romanesque …
Nous passons devant le Palais du Luxembourg (nous aurons l’occasion, dans les mois à venir, de le visiter) et je ne m’y arrête donc pas. Direction place de l’Odéon – le théâtre de l’Odéon – de style néo classique avec ses colonnades, modèle d’architecture du siècle des Lumières.
Par la rue Racine et celle de l’Ecole de Médecine nous passons devant ce qu’il reste du couvent des cordeliers, haut lieu de la révolution, Jacobins et Cordeliers s’y retrouvaient pour demander la destitution du roi.
Le carrefour de l’Odéon et un brin d’histoire concernant Danton.
La Cour de Rohan, le café Procope … la rue Saint-André des Arts nous revenons devant la fontaine.
Encore une très jolie après midi passée en votre compagnie.
Texte de Catherine.


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