Dimanche 14 septembre 2008   24 kms   “La colline inspirée”

J’aimerais que l’on m’explique pourquoi La Ferté est dite “sous” Jouarre alors qu’elle est au nord de ce village sur la carte, St-Germain-sous-Doué se trouvant lui au sud de Doué. Où est la logique ? C’est peut-être une question d’altitude me direz-vous, Jouarre étant situé plus haut sur un plateau tandis que La Ferté s’est construite sur le cours de la Marne. ”Sous” signifierait donc : “plus bas que” quel que soit la position géographique (nord, est, sud, ouest) par rapport au point de référence.

Nous quittons la gare et traversons la Marne avant d’emprunter un chemin doucement pentu. Nous suivrons un court instant l’aqueduc de la Dhuys dans une descente un peu raide vers le village de Courcelles sous Jouarre. Suit à nouveau une “montée” (80 métres de dénivelé quand même, ça c’est du parcours vallonné ! )
Après le village de Romény le tracé du GR 11 nous fera redescendre vers le cours du Petit Morin avant de passer à gué le ru du Choisel et de remonter dans le bois Marcou.
Nous cheminons sur un plateau et  le massif forestier de la forêt domaniale de Choqueuse vient heureusement rompre une ligne d’horizon qui serait par trop linéaire. 

3.jpg Curieusement on aperçoit la butte de Doué lorsque l’on a presque le nez dessus. L’église St-Martin construite au XIII siècle et d’inspiration gothique surmonte cette éminence (non, pas celle de Rome) qui culmine à 202 mètres   d’altitude. Ceci justifie le surnom de “phare de la Brie” si l’on considère la platitude du plateau briard, à moins qu’il ne s’agisse d’une dénomination plus spirituelle que géographique. En haut de la pente douce, des apprentis parapentistes s’entraînent à capter le moindre souffle de vent dans leurs voiles colorées comme des bonbons acidulés, espérant la rafale un peu plus puissante qui les aménera dans les champs de patates en contrebas par une courte mais néanmoins très agréable envolée. 

Le site me fait penser à celui de Rock of Cashell en Irlande. La même colline surmontée d’une église, comme une île au milieu d’un océan de prés verdoyants. Nous trouvons un coin pour déjeuner, le soleil tape fort et plusieurs d’entre nous s’abandonnent à une sieste. Le village de Doué à nos pieds est l’objet d’une vive animation. Il s’agira en fait d’un vide-grenier / barbecue avec stands d’artisanat dans la salle des fêtes.  

Deux randonneurs partis de Coulommiers sont censés nous rejoindre après avoir visité une exposition d’art contemporain (cette escroquerie permanente) au Moulin de Boissy-le-Châtel, mais nous ne les verrons point car ils passèrent trop de temps à visionner tous ces chefs-d’oeuvre inoubliables.

- “et ça, cela fait aussi partie de l’exposition ?”
- “non ça ce sont les toilettes, Monsieur”
- “Oh ! pardon !”

A Coulommiers, c’est la fête des Terroirs dans le parc des Capucins. Une fronde menace. Des membres du groupe expriment le souhait appuyé de faire un tour dans le but d’acquérir quelques hectogrammes du fromage local. Renseignements pris, il n’y a aucun exposant en commerce de bouche, la manifestation étant consacrée à l’artisanat. Finalement nous gagnâmes la gare où un adhérent pour nous faire passer le temps raconta ses déboires de consommateur (l’ histoire des artichauts pas mûrs et de la tente qui se déplie toute seule, s’envole puis tombe dans le ressac, au bas de la falaise : à se tordre).

Répondre