Article de Catherine
Nous étions 8 ce samedi à nous retrouver pour une visite du parc en cette année du bicentenaire de la construction du bassin de la Villette.
Effectivement, en 1812, afin d’approvisionner Paris en eau, Napoléon fit creuser un canal ouvert à la navigation à partir du canal de l’Ourcq baptisé « bassin de la Villette ».
Les abattoirs et le site de la Villette :
Jusqu’à la fin du règne de Napoléon 1er les animaux étaient abattus à proximité de leur lieu de vente : dans une cour, au détour d’une rue, ce qui a donné le nom de quelques rues : rue de la Tuerie par exemple.
A partir de 1867, sous l’impulsion de M. Haussmann, Préfet de la Seine, les abattoirs et les marchés aux bestiaux de Paris sont réunis en un seul lieu à la Villette.
C’est l’apparition de l’industrie frigorifique (années 50) qui sonna le glas des abattoirs, car il devint plus rentable d’effectuer les abattages sur les lieux d’élevage.
L’étymologie du mot « villette » signifie un tout petit village. Au 18ème siècle la Villette est encore un village « une villette » agricole de la petite banlieue de Paris, passage séculaire vers le Nord, l’Est, et l’Allemagne. La Villette fut annexée à Paris lors de la construction du grand Paris.
Situé dans le 19ème arr. de Paris, le Parc de la Villette est le plus grand de la capitale avec ses 55 ha dont 35 ha d’espaces verts. Il est construit à la manière d’une petite ville : il possède ses quartiers, ses artères, ses portes, ses « Folies ».
Le parc a été conçu par l’architecte Bernard TSCHUMUI. Il est traversé par le canal de l’Ourcq, et il est fortement marqué par la présence de l’eau : cascades, fontaines, bassins.
Nous l’avons donc traversé de la porte de Pantin à la porte de la Villette par ses jardins : Jardin des miroirs. Nous découvrons derrière de grandes stèles de marbre un paysage onirique reflété par 28 miroirs. Jardins passagers. Nous avons eu la chance d’avoir une visite commentée de ce « véritable potager écologique et pédagogique ». Le jardin des dunes et des vents (à ne pas manquer pour les enfants, pour nous c’était un peu tard, dommage …). L’Artère (jardin des dessins) : un hommage poignant à tous ceux qui ont lutté et qui luttent encore contre le VIH. Le jardin de la treille aménagé sur 8 terrasses parsemées de petites fontaines parmi les ceps de vigne, les plantes grimpantes et les fleurs.
A cet endroit nous découvrons la « bicyclette ensevelie », une œuvre d’art singulière.
Nous empruntons un escalier bordé de minuscules cascades qui mène au jardin des bambous. Il est situé 6 mètres plus bas que le reste du parc. Une merveille.
Les jardin des équilibres, jardin des ombres, jardin des frayeurs enfantines, jardin des îles nous amènent à la fin de notre périple, c’est-à-dire tout près de l’argonaute et de la Géode. Hélas, nous ne pourrons pas faire un tour de toboggan dans le jardin du dragon qui est fermé pour cause de travaux.
Tout cela nous amène à presque 20h et nous trouvons une petite table sympa avec des bancs, parfaite pour 8 personnes. Nous faisons un délicieux et copieux repas.
Merci à Marie-Claude pour sa générosité, à Joséphine pour son délicieux punch, à Mireille pour son gâteau au chocolat, à Chantal pour sa tarte aux légumes, à Elisabeth pour son melon (bien lourd à porter) mais si rafraîchissant, à Maria qui a eu l’idée d’un pique nique participatif, à Céline pour sa sympathique présence.
Catherine


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