Nuit du samedi 18/04/09 au dimanche 19/04/09 52 kms marche de la Bièvre
Comparativement à l’ édition 2008, il me semble qu’ il y ait beaucoup moins de monde attendant sur le parvis de Notre-Dame le départ de cette 27 ème marche à la Lune. La pluie y est sûrement pour quelque chose. Je retrouve les compères de dimanche dernier : Hervé, Lounis, Sébastien et Xavier.
Un groupe de randonneurs nous saluent. Ce sont les adhérents d’ Escapades Buissonnières rencontrés à Vitry il y a peu.
Comme l’ année dernière, le parcours dans Paris est mené tambour battant. Aux terrasses de cafés, de leur balcon, les gens nous interpellent : »Où allez-vous ? » « C’est quoi cette randonnée ? ». Nous suscitons une curiosité amusée, parfois légèrement agressive et moqueuse.
Sur le plan de marche qui nous a été remis, des notules traitent des aspects historiques et patrimoniaux des lieux traversés mais à l’ allure à laquelle nous marchons et dans la semi-obscurité, nul ne s’ arrête pour lire et prendre le temps de lever la tête afin d’ observer les bâtiments décrits. D’ ailleurs, nombre de ces plans se sont retrouvés (comme le mien) au fond du sac dès le début de la marche.
Quelques jours plus tard, je me suis fait la réflexion qu’ en marchant si rapidement, nous avions totalement occulté le côté culturel de la randonnée souhaité par les organisateurs. Ainsi, dans la forêt de Versailles, en bordure du camp de Satory, je passerai devant le mur des Fédérés s’ en m’ en apercevoir.
Nous échangerons peu entre nous au cours de cette nuit (Xavier nous signifiant d’ emblée son désir de s’ isoler dans sa bulle musicale en chaussant ses oreilles d’ écouteurs, le MP3 en sautoir). Lui et Sébastien arborent tous les deux une lampe frontale, tel un troisième oeil au milieu du front et seront immédiatement baptisés : « Les Cyclopes ».
Tous les dix kilomètres, le ravitaillement (toujours aussi copieux) nous attend : tartines, boissons, fruits secs…..
La nuit est fraîche sans être froide. De temps en temps, je retire ma casquette et laisse la bruine piqueter mon visage. Sur le macadam, des escargots entament une périlleuse traversée. Combien d’ entre eux auront survécu à la cohorte des marcheurs !!
Par la coulée verte Atlantique, nous atteignons la forêt de Ferrières où, sur près de trois kilomètres nous suivrons « docilement l’ itinéraire compliqué de la Butte Rouge » tel qu’ il nous a été recommandé sur la feuille de route. Avec pour seule compagnie le hululement des chouettes, le parcours dans la forêt silencieuse est très agréable.
Aux croisements de sentiers, les rubans fluorescents noués aux troncs des arbres nous indiquent la route à suivre, ce qui n’ empêchera pas Hervé, moi et d’ autres randonneurs emportés par leur impétuosité d’ avoir à rebrousser chemin plusieurs fois.
Cette année, le tracé nous fera arriver à Bièvre dès le kilomètre 21, puis d’ une grande boucle de 31 kilomètres par les étangs du Fer à Cheval, du Val d’ Or et de la Geneste et les villages des Loges et de Jouy-en-Josas nous y reviendrons pour l’ arrivée finale.
Je ne me souviens plus à quel endroit le jour s’est levé mais ce fût un sacré coup de pouce au moral.
Nos derniers kilomètres seront les plus rapides de toute la randonnée et dans la dernière montée en entrant dans Bièvre, Hervé s’ offrira même un « mano à mano » avec deux gazelles qui nous accompagnaient, aucun des trois ne voulant lâcher le morceau. Belle énergie !
Curieusement, nous étions peu courbaturés et c’ est d’ un pas assuré que nous avons marché vers la gare pour y attendre notre train du retour.
plus d’ infos : http://marche.bievre.org/index.php
un forum sur la marche : www.bievre.org/c_forum/list.php?6
Mots-clefs :27ème marche de la Bièvre

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