Déjà le mois d’octobre…
Le soleil est rayonnant, le ciel d’un bleu immaculé, la journée s’annonce belle. Va et viens d’un bout à l’autre de la gare Saint Lazare pour acheter un billet Ile de France pour le retour ou son billet grande ligne pour Vernon.
Nous sommes déjà une quinzaine dont quatre randonneuses venues pour un essai et dix minutes avant le départ, allons quérir des places assises, ce que nous trouvons sans trop de difficultés en ce dimanche matin, mais il était temps.
Nous traversons Vernon, son artère principale parmi les objets issus d’un vide grenier ou mini brocante, traversons la Seine sous une brise fraîche avant de prendre le chemin qui nous mènera à Giverny.
Le rythme est bon, mais sans plus, les discours vont bon train, un côte un peu raide et le silence fait place aux bavardages. Nous dominons la Seine et continuons vers notre objectif de la matinée, la rétrospective de Maximilien Luce.
10 heures trente, nous sommes passés à côté du champ de coquelicots peint par Claude Monnet (à cette saison il n’y a plus de coquelicots) et pénétrons dans le Musée c’est gratuit aujourd’hui, mais dix sept billets furent distribués, encore peu de monde et la visite commence, chacune et chacun allant à son rythme.
« Maximilien Luce, né le 13 mars 1858 et mort le 6 février 1941 à Paris, est un artiste français, imprimeur, peintre, anarchiste.
Ses premiers tableaux connus datent de 1876. Il a usé de la technique du pointillisme qui fut développée par Georges Seurat fondée sur la division des couleurs franches, l’oeil se substituant alors à la palette pour reconstituer les diverses nuances. Il fut également portraitiste. » Wikipedia
J’apporte quelques informations et précisions sur la nature technique des œuvres exposées, spécialement sur les œuvres graphiques, matériaux et techniques de réalisation.
En voyant une toile intitulée les laveuse, et comme souvent lors de la traversée des village, nous voyons de nombreux lavoirs, la discussion s’est mise à tourner autour du mot « lavandières », femmes qui lavent, qui cueillent de la lavande, etc…
Que nous dit le Littré
LAVANDIÈRE [la-van-diè-r'] s. f.
1° Femme qui lave le linge. ?
Il faut pour puiser nettement aux sources que les lavandières et les passants ne les aient point encore troublées, BALZ., Liv. VIII, lett. 8 ?
Vers 12 heures 15 nous remontons la rue Claude Monnet jusqu’à sa dernière demeure avant de redescendre vers sa maison et continuer notre chemin ou nous allons pouvoir casser la croûte, les plus affamés ont déjà mangé au Musée, l’air de la campagne, « ça creuse ».
Un surplomb d’herbe bien verte, propre, à l’abri du vent et ensoleillé nous accueille pour cette pause attendue.
Les « grosses » difficultés sont derrière nous et le chemin du retour est plus facile, quelques mûres nous attendent au passage, un peu plus loin ce sont des noix tombées de l’arbre, les cueillettes se font au grès des envies.
Le ciel devient de plus en plus gris alors que nous approchons de Bonnières sur Seine et les premières gouttes se font sentir.
Le train arrive déjà et nous embarquons pour Mantes la Jolie, première étape pour le retour.
Arrivés à la gare de correspondance, une scission s’opère, celles et ceux qui préfèrent rentrer en ligne directe sur Paris dans un train bondé et les autres qui prennent le temps de savourer une bière en attendant de prendre le prochain train, moins rapide, mais vide au départ de Mantes.
Une bonne journée de plus à l’actif de l’association.
Mots-clefs :Bonnières-sur-Seine, Giverny, Luce, oeuvres, peinture, Vernon

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