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Photos d’Elli et de Jean Claude

Ce samedi matin à une heure pas trop matinale nous nous retrouvons Gare Saint-Lazare à cinq pour « grignoter » les falaises surplombant la Seine entre Mantes-la-Jolie et Bonnières-sur-Seine. Une fois n’étant pas coutume, la gente féminine est en minorité, il faut dire que près de 900 m de dénivelés et 30 kms ont de quoi rebuter.

Sur le trajet en train nous menant à Mantes, nous traversons des zones de brouillard, mais une fois arrivés, on devine le soleil caché derrière ce voile gris. Nous voici partis, laissant le Musée de l’Hôtel Dieu sur notre droite, nous faisons un crochet pour passer devant le portail de la collégiale Notre Dame qui est la première église médiévale du département et la seconde d’Île-de-France après Notre-Dame de Paris et qui possède la rosace la plus ancienne de France.

« Une collégiale est une église qui a été confiée à un collège de clercs ou chapitre collégial, c’est-à-dire à une réunion de chanoines (de nombre variable selon les lieux) qui se tient ailleurs qu’au siège épiscopal. »

Nous traversons la Seine (un vrai miroir) par le pont neuf, à notre droite le vieux pont dont le centre à été détruit en 1940 et Jean Claude pressé de longer la Seine tourne à gauche prématurément en direction du Parc des Expositions, l’erreur d’orientation est vite corrigée et nous reprenons le bon chemin qui nous mène sur les hauteurs de Mantes ou nous pouvons d’un coup d’œil dominer la ville.

Le soleil commence à percer, heureusement une grande partie des sentiers que nous allons traverser sont dans les bois ou fort ombragés.  Un mauvais choix dans la descente à cause d’un arbre en travers du chemin nous fait parcourir 200m en plus et nous arrivons au centre du village de Follainville-Dennemont un peu perdus, hors GR, deux Vttistes qui nous avaient doublé à la sortie de Mantes-la-Jolie nous indiquent le chemin, confirmé par un autochtone.

Les railleries fusent à mon égard et Céline profitant de l’occasion qui lui est offerte, me fait très justement remarquer (avec une pointe d’ironie) que ce genre d’incident arrive lorsque l’on n’a pas fait de reconnaissance, j’en serai quitte à offrir une tournée générale à l’arrivée.

Le cheminement continue sans incidents et nous arrivons à Vétheuil situé dans le Vexin français, ce village est située dans une courbe de la Seine, le village est renommé pour avoir été le cadre du séjour de Claude Monet, peintre impressionniste qui y peignit environ 150 de ses œuvres. Nous le traversons en nous arrêtant au chevet de l’église dont le toit est à motifs polychromes, et la façade de part son style nous intrigue.

« L’église de Vétheuil est de fondation très ancienne ; des sarcophages mérovingiens ont été mis au jour en 1906 dans sa nef. Sa dimension importante pour un village reflète sa vocation d’église de pèlerinage. On y accède grâce à un escalier de 50 marches large de 5 m, qui débouche face au portail sud. Le chœur fut édifié à la fin du XIIe siècle, et le clocher élevé au XIIe siècle. Le portail occidental est achevé en 1540 et le portail méridional a été édifié en 1551. »

Nous attaquons la montée sur les crêtes des falaises qui nous mèneront à la Roche-Guyon et son château.
La Roche-Guyon est le lieu de l’intrigue imaginée en 1960 par Edgar P. Jacobs dans sa BD « Le Piège diabolique ».

Nous prenons le temps d’une pose pour déjeuner suivie d’une courte sieste abrités du soleil sous un ombrage bienfaiteur et non loin de la piste de l’aérodrome de Mantes-Chérence ou l’on pratique le vol à voile.

Elli qui est venus pour parfaire son entraînement avant une traversée de quinze jours dans les Alpes empreinte les bâtons que j’avais eu la précaution de prendre, ils peuvent toujours être d’un bon secours selon la nature du terrain.

Nous continuons sur les crêtes et nous pouvons admirer les falaises calcaires que nous venons de parcourir, la Seine serpentant en contre bas et le site de la Roche-Guyon que nous allons atteindre par une longue descente qui se termine par un escalier construit récemment je pense (je n’avais pas souvenir d’avoir emprunté cet escalier en 2005).

« La Roche-Guyon (Rupes Guidonis) tire son nom de la situation géographique de son château : La Roche de Gui du nom des propriétaires successifs qui, du XIIe au XVe siècle, occupèrent la forteresse.
Vers 1190, un donjon est édifié relié au château par un escalier souterrain d’une centaine de marches creusé dans la falaise ; il domine les vallées de la Seine et de l’Epte, dans une position stratégique exceptionnelle. Au XIIIe siècle, est construit le manoir d’en bas qui fait peu à peu disparaître le château troglodytique, l’ensemble constituant alors avec le donjon une remarquable forteresse double. »

Un arrêt face au château sur la petite place ombragée ou nous nous rafraîchissons quelques instants et nous voilà repartis pour l’ultime montée sur les crêtes qui nous mènerons à notre destination, à l’embranchement du diverticule et du GR2, autre point de vue sur la Seine, nous mangeons nos dernières cerises et sommes envahis par une caravane de voitures avec un concert de klaxons fêtant une heureuse union.

Nos deux gaillards, Arnaud et Bruno (troisième du nom) talonnés par Céline et Elli ayant menés grand train, nous pénétrons déjà dans Bonnières ou je les mène directement sur le quai de la gare, l’horaire de retour étant respecté, nous décidons non pas la tournée générale à Bonnières mais à Mantes-la-Jolie ou nous prenons le temps de savourer une bonne boisson fraîche avant de regagner Paris un peu tardivement, mais c’est l’été et cette journée (fort réussie et toujours sous la bonne humeur) avait un avant goût de vacances.

Jean Claude

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