Le vol AF 2034 a atterri  vers 15 heures 05 sur l’aéroport de Tegel,  sous un beau soleil. Rapidement avec le bus 109  Geneviève et moi  avons rejoint la station Jungfernheide. Le S bahn nous a conduits jusqu’à la station Frankfurter Allee. Régina  avait réservé dans le  quartier de Friedrichshain un appartement pour 10 randonneurs du XIème venus  fêter les 20 ans  de la chute du mur de Berlin. La  ville  organisait pour cette occasion une grande  randonnée dans la capitale de l’Allemagne.

Arrivés dans ce quartier facilement nous avons trouvé la pension « Schlafmeile » située au 25 Weichselstrasse. Comme il nous restait deux petites heures avant le rendez vous pour le dîner dans un restaurant typiquement berlinois, nous avons décidé de faire le tour du quartier.

Nous sommes sortis en avons pris la grande avenue qui traverse ce quartier et mène vers le centre ville. Rapidement nous avons compris que nous étions dans Berlin Est. L’avenue était très large près de 100 mètres environ!! avec des bâtiments construits dans le style socialiste. Nous sommes arrivés près des Frankfurter tor, deux tours qui se font face, puis sommes arrivés sur la Karl Marx Allee. Plus aucun doute. Elle aussi immense,  elle devait être la vitrine de la nouvelle République Democratique Allemande. Nommée « Stalinallee » en l’honneur du célébre dictateur, elle fut rebaptisée Karl Marx Allee à la mort de celui-ci.  La pluie a commencé à tomber, et nous nous sommes abrités sous un porche à l’architecture froide.  D’ici  on a eu le temps de contempler les immeubles de cette grande avenue . Ils étaient  gris et tristes, peu de  commerces. Peu de passants, seuls quelques vélos  passaient à vive allure, nous frôlant quelques fois. Les gens tentaient de s’abriter sous leur parapluie. Les rafales de vents impressionnantes. J’imaginai les nombreux défilés militaires de la RDA triomphante L’histoire de la Karl Marx Allee est expliquée dans le café Sybille situé au 24 de cette avenue.  C’est comme çà que j’ai appris que plusieurs insurrections y ont été également réprimées par l’armée.

La nuit commençait à tomber, et nous avons rebroussé chemin. A l’appartement nous avons retrouvé tous les participants du week-end. Nous sommes  partis ensuite avec  Régina et ses amis  dans un restaurant typiquement berlinois sur la Frankfurter Allee.

La salle du restaurant était richement décorée, fleurs au mur, dans un coin un vieux poëlle, pour nous réchauffer pas besoin d’une flambée, la charmante serveuse est venue nous servir six litres de bière qu’elle a portés à bout de bras, sous les applaudissement de certains. La bière était dans un tube et nous avons nous même  tiré ce brevage comme de vrais berlinois. Les plats étaient forts bons, charcuterie, viandes  ou poissons, moi j’ai opté pour la truite (c’était la spécialité du jour). Odile avait gardé une place pour le dessert, des fraises je crois, mais le top c’était l’assiette de glaces  (six boules)…  Tous réjouis, avons pris le chemin de l’appartement. Le week-end s’annonçait pas mal ….   

2ème jour.

Après une bonne nuit, vers 8h00 notre groupe est sorti pour se restaurer dans un salon de thé au coin de la rue, à deux pas de l’appartement. Café, viennoiseries, sandwichs pour quelques euros. Il nous fallait prendre une bonne collation pour la journée qui nous attendait.

Berlin est une belle ville à visiter. Immense, avec une superficie huit fois supérieure à Paris. C’est une ville verte et très aérée. Chargée d’histoire, détruite lors de la dernière guerre, avec un mur qui l’a divisa en deux, elle est à nouveau réunifiée. La restauration a été merveilleusement faite. Tels des généraux, nous avons sorti la carte de la ville et établi notre plan de visite pour la journée.

 A tout seigneur, tout honneur, nous avons voulu commencer notre visite en suivant le tracé du mur de Berlin. Le mur a presque totalement disparu, il ne reste plus que peu deux ou trois tronçons où l’on peut le suivre. Construit dès Août 1961, le mur a fait plus de 1200 victimes. Des allemands qui essayaient de passer de l’autre côté du mur, des familles ont été séparées, et tant de vies brisées. Une marque honteuse montrant la division entre l’Ouest et l’Est. Un musée du mur se trouve près de check point charlie et retrace avec des photos émouvantes l’époque de la guerre froide avec les nombreuses tentatives d’évasions des habitants de l’ex Allemagne de l’Est.

 

Nous avons marché jusqu’à l’East Side Gallery, intéressante car c’est le plus long tronçon du mur. Des artistes de divers pays ont peint des grandes fresques sur le mur en prenant comme thèmes la liberté,  la paix, etc… Au passage, en stationnement des vieilles trabans attendaient les touristes qui souhaitaient faire un tour de ville.

 Ensuite par le métro nous avons atteint check point charlie. Lieu de passage entre l’Est et l’Ouest. Une guérite avec des soldats en faction. Des grandes affiches un soldat soviétique d’un  côté, un américain de l’autre. Une pancarte indique que l’on sort d’un secteur pour entrer dans un autre.  En remontant la grande artère, comme c’était la fête nationale nous avons vu passer deux chars sur l’un une marionnette géante, le deuxième char tirait un bateau. Un peu plus loin nous sommes arrivés à la place des Gendarmes, la plus belle place de la ville deux églises se regardentl’une pour les huguenots français l’autre pour les luthériens allemands. Au centre la Konzerthaus (la salle de concert).

Puis avons pris la fameuse avenue « Unter den Linden « sous les tilleuls » les Champs Elysées Berlinoises. C’est vrai deux rangées de tilleuls bordent cette belle artère qui conduit à la Porte de Brandebourg. Une des majestueuses portes qui entouraient la ville. De style néo classique, les troupes napoléoniennes et les défilés d’Hitler passaient sous ses arches. Sur la place les Ambassades de France et des USA se font face.Derrière la Porte de Brandebourg qui est aujourd’hui le symbole de la ville, même sur toutes les vitres du métro ce monument est dessiné se trouve le Reichstag. Siège du Parlement. Bâtiment incendié, il est aujourd’hui mis en valeur. Une coupole de verre surmonte l’édifice. Il est possible d’y monter mais vu la file des visiteurs, j’y ai renoncé.

Face au Reichstag le grand parc Tiergarden, et au centre de ce parc se trouve la colonne de la victoire, elle ressemble à notre colonne Vendôme. Elle célèbre la victoire des armées prussiennes sur Napoléon en 1814 et sur le Danemark quelques années plus tard. Le Tiergarden est le poumon vert de Berlin. Avec le bus n° 100 ou 200 un bus qui pour 2euros10 vous f ait passer dans les coins les plus sympathiques nous sommes descendus au terminus, c’est à dire au Zoologischer Garten. L’entrée du zoo de Berlin avec ses deux statues d’éléphants ne nous ont pas intéressés, bien que réputé. Face au zoo, se trouve l’Eglise du souvenir, et fait partie des symboles berlinois, car elle rappelle les conséquences de la guerre.  Cette église a été fortement bombardée et a été reconstruite, et elle a perdu son clocher. Et je crois que Berlin a décidé de la garder en l’état, les habitants appellent cette église « la dent creuse ».  Comme nous avions acheté des cartes postes sans timbres, un jour de fête nationale la poste est fermée, alors en questionnant les gens, ils nous ont dit de prendre le ku’damm (une grande avenue dans le coeur de Berlin Ouest avec des tas de magasins) enfin on réussi à trouver nos timbres.

Notre journée s’est terminée ensuite dans un restaurant du quartier branché de Friedrichshain. Beaucoup de bruits et de couleurs, la jeunesse berlinoise aime ce style de restaurant. Une belle journée. Retour à l’appartement, nous n’avons pas eu besoin de berceuse pour nous endormir.

3ème jour. Levé très tôt car aujourd’hui nous avions la possibilité de  participer au choix à trois randonnées l’une de 33 kms, soit de 24 kms ou 11 kms. Régina et le groupe sont partis pour un grand circuit dans les environs proches de Berlin. Voici son récit.

L’aéroport Berlin-Tempelhof était parmi les premiers aéroports passagers en Allemagne avec des lignes réguliers à partir de 1923. Il fût jusqu’au 30 octobre 2008 avec Berlin-Tegel et Berlin-Schönefeld un des trois aéroports principaux de Berlin. Le terrain de construction, le pré de Tempelhof, servait jadis de place d’armes. Orville Wright montait ici en 1909 sont appareil de départ, montrait des démonstrations de vols et établissait quelques records de vol. Dans les années 30, Tempelhof dépassait avec son volume de trafic les villes européennes Paris, Amsterdam et Londres. Les limites des possibilités techniques étaient rapidement atteintes. E. Sagebiel était en charge de l’agrandissement conforme aux exigences monumentales des nazis. A l’achèvement des travaux en 1941, le bâtiment central de l’aéroport était pendant deux ans le bâti le plus grand du monde et reste jusqu’à aujourd’hui un des bâtiments les plus longs en Europe.

En 1948, Tempelhof avait une nouvelle mission : avec ses deux confrères Tegel et Gatow, il a servi durant le blocus de onze mois de Berlin Ouest au transport du ravitaillement de Berlin par voie aérienne. Le mémorial du pont aérien situé juste devant Tempelhof à la place du pont aérien (Platz der Luftbrücke) rend hommage aux pilotes américains et britanniques qui ont péri lors de cette opération. 

Le plateau de Kreuzberg est le point culminant de Berlin avec ses 66 m (!) avant d’entrer dans le parc Tiergarten à côté de la philharmonie de Berlin.

 Le paysagiste Peter Joseph Lenné dessina au début du 19e siècle les espaces sillonnés de sentiers. Pendant la guerre, une partie du parc était détruite par les attaques aériennes, les berlinois utilisaient les arbres restants comme bois de chauffage, les espaces verts se transformaient en potagers pour subvenir aux besoins de la population. A l’issue du conflit, en 1949, un million d’arbres furent plantés, des dons des régions allemandes (Länder), le maire Ernst Reuter plantait un tilleul de ses propres mains. Au Tiergarten se trouve la plaque commémorative au Landwehrkanal du parc qui rappelle l’assassinat de Rosa Luxembourg et Karl Liebknecht. Leurs corps sont jeté dans ce canal.

 Un peu plus loin, le mémorial dédié au conte de Stauffenberg, chef de l’opération Walkyrie avec l’objectif d’assassiner Hitler, tentative qui échouait.  Le groupe de résistants fût exécuter le soir même de l’attentat avorté.

L’aéroport Berlin-Tegel Otto Lilienthal est avec Berlin Schönefeld un des deux aéroports de lignes de Berlin. Son terrain fût jadis une partie de la plaine vierge (Jungfernheide) et servait les rois prussiens de terrain de chasse. Ensuite, l’armée prussien l’utilisait comme son champs de tir pour son artillerie. Au début du 20e siècle, le 1er bataillon prussien d’air y fût installé pour expérimenter avec divers construction d’aéronefs. Son terrain, couramment appelé le port d’aéronefs de Reinickendorf, était équipé dès 1906 d’un hangar pour aéronefs.

Pendant le blocus de Berlin Ouest, la force alliée française y a construit en 90 jours un nouvel aéroport pour soutenir le pont aérien. Le 5 août 1948, six semaines après le début du blocus, les travaux de la piste la plus longue d’Europe (2.428 m) débutait. Les bâtiments était censés rester provisoires.

Air France commençait à desservir Tegel en 1960. En 1968, Tegel devenait l’aéroport le plus important de Berlin Ouest. Les installations actuelles ont été construites entre 1965 et 1975 sur les plans du bureau d’architectes von Gerkan, Marg & Partner.

Tegel sera fermée pour l’aviation civile après l’ouverture prochaine de l’aéroport Berlin Brandenburg International.

 Le quartier de Spandau, village le plus ancien et un des derniers à être intégré dans la ville de Berlin, avec sa citadelle. Ici se rejoignent les rivières Spree et Havel.

 L’aéroprot Gatow était construit en 1935 pendant le réarmement des nazis. A son achèvement, l’académie de l’artillerie aérienne de la force allemande y avait ses quartiers. L’Armée Rouge occupait Gatow en mai 1945 avant de le rendre à la Royal Air France anglaise. Il fût alors l’aéroport du secteur britannique de Berlin. Son rôle était primordial pendant le blocus aérien pour ravitailler Berlin Ouest. Le premier avion militaire du pont aérien a atterri ici le 28 juin 1948.

Avec le départ des Alliés, les vols se sont arrêtés en juin 1994. Sur une partie du terrain se trouve aujourd’hui le musée de l’artillerie aérienne de l’armée allemande (bundeswehr).

Je n’ai pu faire cette randonnée car mon avion décollait en fin d’après midi. J’ai pris le métro pour visiter le centre ville. Descente à Alexanderplatz, avec un deuxième symbole de Berlin, la tour de la Télévision haute de 365 mètres. Connue par les allemands comme « la grande asperge ». Elle était la fierté du régime est allemand. Il est possible de monter au dernier étage et avoir le plus vaste panorama sur des kilomètres à la ronde.    A deux pas de l’ »Alex » se trouve sur une autre grande place aérée, la cathédrale de Berlin, dédiée au culte evangélique. De belle dimension elle est digne des cathédrale d’une cité capitale. La visite de la coupole coûte 5 euros. Chère pour une prière. J’ai préféré cheminer passer la Spree (la Seine locale),  et faire le tour de l’ile aux Musées,  trois des plus importans musées de la ville se trouvent concentrer sur cette ile. Une brocante se passe durant le week-end. Des vendeurs sont prêts à donner pour quelques euros des bonnets, et divers objets de l’époque de la DDR. Tout celà m’a donné fin. Près de la gare Friedrichstrasse, j’ai retraversé la Spree. Des terrasses et brasseries étaient bien invitantes, j’en ai trouvé une avec des affiches rappelant l’histoire récente de Berlin nouvelle capitale,  et montrait les fonctionnaires qui ont du quitter Bonn pour s’installer à Berlin. Photos d’Helmut Khol, Willy Brant, des chancelliers de l’époque, ainsi qu’Erick  Honecker. Ici pas de « chi chi » l’on vous place comme à la cantine à côté d’inconnus. Le menu était sympathique, saucisse au curry accompagnée de pommes de terre et chou. Bière locale pour 10 euros. Copieux et simple.  Mais le temps passait vite et déjà nous avons du prendre le S bahn qui en 15 minutes nous a conduits vers l’aéroport de Tegel.

Avant de quitter cette belle ville, j’ai salué ma première amie berlinoise,  Fernande. Ah oui, j’ai oublié de vous parler d’elle, c’était la vache qui broutait dans le jardin sur lequel donnait notre appartement

 Auf wiedersehen Fernande.

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